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Le blog  de la CGT d'Aéroports de Paris

Articles avec #divers

15 chiffres alarmants sur la pauvreté en France

6 Juin 2017, 13:38pm

Publié par La CGT d’ADP

Etre pauvre c’est quoi ? Dans notre société actuelle, la pauvreté est partout, elle est parfois sous nos yeux, parfois cachée, parfois dérangeante, parfois elle nous attriste. Pourtant en 2016, il serait temps que nous la regardions cette pauvreté. Chacun est pauvre à sa manière, pauvre en amour, pauvre en argent, pauvre en liberté…

« Moi je suis pauvre. Je vais vous définir ma pauvreté. Ce qu’est pour moi la pauvreté. C’est quand je dois aller à l’école mais que je ne peux pas y aller. Quand je dois manger mais que je ne peux pas. Quand ma femme et mes enfants souffrent. Je n’ai pas le niveau intellectuel suffisant pour nous sortir de cette situation. Ni moi, ni les miens. Là, je me sens vraiment pauvre. Physiquement pauvre, mentalement pauvre », témoignage du  film « Human » réalisé par Yann Arthus Bertrand.

1) Sont considérés comme pauvres entre 4,9 et 8,5 millions de personnes en France

D’après l’Insee, une personne est considérée comme pauvre, lorsque son niveau de vie est inférieur à 60% du niveau de vie moyen de la population. Ces 8,5 millions  de personnes correspondent à 14% de la population.

2) En 4 ans, environ 800 000 personnes se sont ajoutées aux habitants vivant sous le seuil de pauvreté

Ce chiffre creuse un  écart entre la population. Entre 2008 et 2012, les riches ont continué à s’enrichir tandis que les pauvres ont continué à s’appauvrir. La moitié de la population française a observé une nette baisse de son niveau de vie. Cette baisse de niveau de vie est estimée à 5 milliards d’euros pour 30% des plus pauvres; 30% des plus riches ont quant à eux accumulé 18 milliards d’euros supplémentaires, dont la moitié pour les 10% les plus riches. On assiste donc à une répartition inégalitaire des revenus en France.

3) 3,8 millions de Français sont mal logés

Les mal logés sont ceux qui n’ont pas leur propre logement ou qui vivent dans des conditions de vie insalubre. Et parmi ces 3,8 millions de personnes, 2,9 millions vivent dans un logement inconfortable, de petite surface et/ou surpeuplé.

900 000 personnes n’ont pas de logement personnel, elles sont soit sans-abri, soit dans des habitations de fortunes (caravane, mobile-home…).

Au total, 12 millions de personnes subissent la crise du logement.

4) 7% des foyers ont froid

Avoir un logement est un droit, mais le confort est une chose que tout le monde ne peut pas se permettre. 7% des foyers ne peuvent garder leur logement à bonne température, 10% ne peuvent inviter des amis et 11% ont un logement mal insonorisé.

5) 1% des logements ne sont pas équipés d’eau courante

Ni eau courante, ni douche, ni WC. Un réel inconfort pour les 1% qui subissent un manque d’hygiène conséquent.

6) Une famille « pauvre » dépense  55% de ses revenus dans le logement

Un chiffre accablant et pourtant vrai, en moyenne chez le reste de la population seul, 17,4% des revenus sont dépensés pour le logement et même 12,5% du revenu des plus aisés.  En considérant que les 10% des plus pauvres touchent en moyenne  un revenu mensuel de 678 euros. Il ne leur reste que 299 euros pour vivre. 7% des plus pauvres ne peuvent simplement plus payer leur loyer.

7) 582 Bidonvilles  en France

Au total ce sont 17 929 personnes qui vivent dans des bidonvilles en France. 37% de ces personnes sont situées en Ile-de-France et 21% au Nord Pas de Calais.

8) Logements insalubres : 1 enfant sur 3 souffre de problèmes respiratoires

Ils sont 33% à souffrir de sifflements respiratoires, tandis que seulement 7,1% sont touchés par ce problème dans les autres ménages.

9) 47,7 % des adultes logés dans un logement précaire ont des maux de tête violents

Dans cette tranche de population, 40,8 % souffrent de problème d’anxiété et de dépression suite à leur situation précaire.

10) 450 000 Français retournent vivre chez leurs parents

Perte de travail, dettes, problèmes de santé, logement… autant de raisons qui expliquent un tel chiffre. En 11 ans, le nombre de personnes de plus 25 ans retournant vivre dans le foyer parental a augmenté de 20%, passant de 282 000 à 338 000 en 11 ans. Encore plus impressionnant, le nombre de personnes de plus de 60 ans vivant en colocation faute de moyens a largement augmenté ! ( 50 000 à 83 000)

11) Sans domicile fixe : ils sont 14 600 à vivre dans la rue

Selon la fondation Abbé Pierre, la France compte pas moins de 141 000 sans domiciles et 91 000 personnes sont menacées d’expulsion. Le nombre de SDF a doublé en 10 ans.

12) 48 ans, c’est la durée de vie moyenne d’un SDF

La durée de vie moyenne d’un SDF est estimée à 48 ans tandis qu’elle est de 82 ans pour le reste de la  population française. Les causes principales de ces décès  :

  • 20 % sont dus à des morts violentes comme une intoxication accidentelle,
  • Les meurtres et les noyades accidentelles, plus élevées de 2,9 % que chez le reste de la population,
  • L’exposition au froid de manière excessive (35 fois plus de morts que le reste des Français),
  • 18% des décès sont dus à des tumeurs,
  • 11% sont causés par des maladies cardiovasculaires,
  • 7%  sont liés à des maladies de l’appareil digestif

« Les morts de la Rue » est un collectif qui recense les décès des personnes vivant dans la rue. Ce collectif est également là pour chercher les causes de ces décès et l’accompagnement nécessaire pour des funérailles dignes. En 2014, le collectif à recensé 498 décès; un chiffre inférieur à la réalité.

13) Un tiers des personnes sans-abri souffre de problèmes psychiatriques

En 2009, le Samu social à mené une enquête révélant qu’1/3 des personnes sans-abri étaient touchées par des problèmes de troubles mentaux. Parmi ces personnes, 13% sont atteintes de problèmes psychotiques, 12% de problèmes d’anxiété et 7% sont sujets à une grave dépression. Ce diagnostic touche particulièrement les personnes isolées et les jeunes mères de famille.

14) 6 enfants sur 10 craignent de connaître la pauvreté

Avant 1990, la pauvreté reculait tandis que depuis les années 2000, la tendance s’inverse et la pauvreté augmente.

15) 66% d’entre nous ont un proche dans la pauvreté

Pour compléter cet effroyable chiffre, 9 Français sur 20 estiment que leurs enfants ont plus de chance de connaitre la pauvreté qu’à leur époque. Heureusement, d’innombrables organismes bénévoles donnent leur temps et leur énergie pour la lutte contre la pauvreté.

Sources : soocurious ; mortdelarue

 

 

 

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L'histoire du 1er mai

28 Avril 2017, 22:53pm

Publié par CGT Unilever

Extrait d'un article de la CGT UNILEVER

Nous vous invitons à prendre le temps de lire cet article, afin de rendre sa véritable signification au premier Mai.

Le 1er mai est le seul jour férié, chômé et payé reconnu par le code du travail, mais combien parmi nous connaissent l’origine et la véritable signification de cette journée célébrée partout dans le monde ?

Petit historique :

Fin 1884, la fédération syndicale américaine de l’époque décide de placer à l’ordre du jour la conquête de la journée de 8h sans perte de salaire (à l’époque on travaille 14 h/jour, 6 jours/semaine !) et fixe comme échéance une journée nationale de Grève au 1er Mai 1886. Ce jour-là des grèves et des manifestations éclatent partout.

Dés le lendemain à Chicago, une première provocation policière fait 6 morts, une deuxième le surlendemain 17 morts, 5 leaders ouvriers sont arrêtés, condamnés à mort et pendus !

Dans tous les pays industrialisés à l’époque, les exigences des travailleurs étaient les mêmes face à l’exploitation capitaliste. Et déjà à cette époque le patronat s’opposait à ces revendications en invoquant « la concurrence internationale ».

C’est pourquoi en 1889 le congrès International Ouvrier de Paris pris la décision d’une journée de lutte des travailleurs pour leurs revendications et leur émancipation. La date du 1er Mai fut retenue en hommage aux militants ouvriers américains assassinés.

La résolution adoptée eut le texte suivant : « Il sera organisé une grande manifestation internationale à date fixe, de manière que, dans tous les pays et dans toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail et d’appliquer les autres résolutions du congrès international de Paris ».

Dés le 1er Mai 1890 des centaines de milliers d’ouvriers font grève et manifestent malgré la répression partout dans le monde.

Le 1er Mai 1891 en France à Fourmies (Nord) l’armée tire dans la foule : 10 morts.

Le 1er Mai 1906 à Paris, la répression fait 2 morts, 800 arrestations.

1919, par crainte de la révolte ouvrière, gouvernement et patronnât cèdent la journée de 8h … mais sur 6 jours.

Il faudra la Grève Générale de Mai-Juin 1936 pour arracher la loi des 40h (8h x 5 jours), les congés payés, la généralisation des conventions collectives, l’augmentation moyenne des salaires de 20%. . .

A réfléchir :

Aujourd’hui la dernière attaque en date, avec l’accord « sécurisation de l’emploi » ou « l’Accord National Interprofessionnel » du 11 janvier 2013 constitue une régression sans précédent de nos droits et une remise en cause des garanties liées au CDI pour faciliter les licenciements. Accord retranscrit dans la loi par le gouvernement. Loi Macron...

Depuis de nombreuses années tous nos « acquis sociaux » sont progressivement remis en cause . .

Et où tout est bon « crise de la dette, compétitivité, concurrence internationale, chômage massif » pour nous pousser à la résignation !

De ce petit rappel historique souvenons-nous que l’on obtient que ce que l’on impose collectivement !

Le 1er mai n'appartient qu'aux salariés !!!

Depuis ce jour, en France, le 1er mai a toujours été pour les militants ouvriers et les syndicalistes, une journée de manifestations, de lutte et de revendication...

La fusillade du 1er mai 1891 à Fourmies est entrée à jamais dans l’histoire de France et des luttes sociales ouvrières !

L'histoire du 1er mai

La fusillade du 1er mai 1891 à Fourmies est entrée à jamais dans l’histoire de France et des luttes sociales ouvrières !

La ville de Fourmies a atteint son apogée industrielle et démographique en 1891. Elle compte alors près de 16 000 habitants, en majorité des ouvriers qui vivent des conditions d’insalubrité importante. Parallèlement à une baisse de salaire de 10 à 15 % entre 1882 et 1891, le prix du pain a augmenté de 20 % et celui du charbon de 44 %. Durant l’hiver 1890/1891, plus de 2 000 personnes sont ainsi secourues par le bureau de bienfaisance de Fourmies. Le contraste avec la richesse du patronat est de plus en plus insupportable et révoltante pour l’ouvrier. A l'approche du 1er mai, on craint des mouvements de grèves plus fort qu’en 1890.

Début avril, la journée du 1er Mai 1891 à Fourmies est préparée par des responsables du Parti Ouvrier Français, tels Hippolyte Culine et Paul Lafargue (gendre de Karl Marx, futur député du Parti Ouvrier en novembre 1891 à Lille). On y dénonce les « conditions de travail déplorables » et on revendique la journée de 8 heures de travail. Selon le programme, les ouvriers étaient invités à porter à 10h leurs revendications à la mairie.

Des festivités l'après-midi et un bal en soirée étaient également inscrits au programme.

Nous sommes le 1er mai 1891.

A 9 heures, la plupart des ouvriers de la ville sont en grève.

Une seule filature reste en activité. Après une échauffourée avec les gendarmes à cheval, quatre manifestants sont arrêtés. Le premier slogan de la journée « c'est huit heures qu'il nous faut " est alors devenu "c'est nos hommes qu'il nous faut ». Le reste de la journée se déroulent sans aucun incident majeur.

En début d'après-midi, le maire de Fourmies promet de relâcher à 17h00 les ouvriers qui avaient été arrêtés le matin.

Il est 18h15, place de l’église, face à la mairie de Fourmies, les 4 grévistes emprisonnés le matin à la mairie n’ont toujours pas été libérés.

Près de 200 manifestants arrivent alors sur la place et font face aux 300 soldats équipés du nouveau fusil Lebel. Il est 18h20, les cailloux volent, la foule pousse. Pour se libérer, le commandant Chapus fait tirer en l'air. Il est presque 18h25, le commandant Chapus s'écrie : « Feu ! Feu ! Feu rapide ! Visez le porte-drapeau ! »

La troupe tire et teste leur nouveau fusil Lebel.

La fusillade va faire une trentaine de blessés et neuf morts, dont 4 jeunes femmes et un enfant, parmi lesquels Maria Blondeau, jeune ouvrière de 18 ans tenant dans les mains un bouquet d’aubépine, Kléber Giloteaux, un jeune de 21 ans ou bien encore Emile Cornaille, âgé de 11 ans avec dans sa poche une toupie...le 1er Mai 1891 n’aurait jamais du se terminer dans un bain de sang...

L'histoire du 1er mai

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Sortie nationale du documentaire sur la victoire des FRALIB

3 Avril 2017, 18:58pm

Publié par La CGT d’ADP

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Journal CAS de la fédération des transports

30 Janvier 2017, 08:46am

Publié par La CGT d’ADP

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On garde le moral !

3 Janvier 2017, 23:34pm

Publié par La CGT d’ADP

On garde le moral !

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Le délégué syndical

29 Décembre 2016, 14:41pm

Publié par La CGT d’ADP

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Les fouilles sur l'aéroport d'Orly

13 Octobre 2016, 19:06pm

Publié par La CGT d’ADP

Les fouilles sur l'aéroport d'Orly
Les fouilles sur l'aéroport d'Orly
Les fouilles sur l'aéroport d'Orly

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