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Le blog  de la CGT d'Aéroports de Paris

revues de presse

A suivre aujourd’hui… ADP

20 Décembre 2019, 09:51am

Publié par Capital.fr – 20 Décembre 2019

Le groupe ADP se dote d'une nouvelle organisation pour optimiser sa performance et son développement. ADP veut ainsi mettre en place une organisation intégrée pour l'ensemble du groupe avec la création de deux nouvelles directions, l'identification de dix filières métiers et un renforcement des liens opérationnels entre le Groupe ADP et TAV Airports.

 

Le groupe souhaite poursuivre le développement des plateformes aéroportuaires parisiennes et saisir de nouvelles opportunités à l'international " pour bâtir dans la durée un leader aéroportuaire mondial ". Il a pour ambition que les activités à l'international contribuent à hauteur de 35 % à 40 % du résultat opérationnel courant du groupe à horizon 2025 (contre 27,4 % en 2018). De même, TAV Airports souhaite développer ses activités tant en Turquie que dans d'autres pays.

 

Dans cette optique, le Groupe ADP aménage son organisation avec quatre volets. Les deux premiers consistent en la création d'une nouvelle Direction du Développement (qui regroupera l'ensemble des équipes concernées du groupe) et d'une Direction générale des Opérations, dont la compétence s'étendra à l'international.

 

Le troisième volet consiste en la création de 10 filières "groupe" organisées chacune autour d'une famille de métiers et prenant en compte systématiquement les expertises liées à l'innovation et au développement durable.

 

Le dernier volet consiste en la mise en place d'une nouvelle instance de coordination tournée vers le développement et la performance. Les Comités exécutifs du Groupe ADP et de TAV Airports demeurent inchangés et un nouveau "Comité du Développement et de la Performance" est créé qui regroupe 8 membres appartenant aux deux entreprises.

 

Au final, deux nominations sont annoncées. Fernando Echegaray est nommé directeur général adjoint chargé de la Direction générale des opérations du groupe ADP, membre du Comité Exécutif. De plus, Xavier Hürstel est nommé directeur général adjoint chargé de coordonner les opérations de développement du groupe ADP, membre du Comité Exécutif.

 

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Les principaux aéroports européens sont-ils privés ou publics ?

7 Octobre 2019, 07:39am

Publié par Libération 29/09/2019

Alors que la question d'une éventuelle privatisation des aéroports de Paris est toujours en suspens en France, plusieurs infrastructures européennes demeurent majoritairement gérées par des capitaux publics. C'est le cas notamment en Allemagne, en Espagne et aux Pays-Bas.

Bonjour,

Votre question intervient dans le contexte du débat autour de la privatisation d’Aéroports de Paris. Initialement prévue dans le cadre de la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), la question se pose désormais dans le cadre d’une éventuelle proposition de loi référendaire que chacun peut soutenir via la plateforme du référendum d’initiative partagée (RIP). L’occasion de jeter un œil à la politique de nos voisins européens en matière de gestion des aéroports.

Prenons à titre de comparaison les principaux aéroports européens au regard de leur trafic. Londres Heathrow, qui occupe la première place, est privatisé depuis les années 80, tout comme les autres aéroports britanniques. Il est détenu par le groupe espagnol Ferrovial, qui a récemment racheté la British Airports Authority, devenue Heathrow Airport Holdings.

Mais, à l’inverse, plusieurs aéroports européens fonctionnent majoritairement sur des capitaux publics. C’est le cas, en Allemagne, pour celui de Francfort-sur-le-Main. Cet aéroport est géré par l’entreprise allemande Fraport, qui demeure détenue conjointement et à une courte majorité par le Land de Hesse (31 %) et la ville de Francfort (20 %). Même chose à Munich, où l’aéroport est la propriété de l’entreprise Flughafen München GmbH, elle-même fondée par le Land de Bavière, toujours principal actionnaire aujourd’hui.

En Espagne et aux Pays-Bas, l’Etat aux commandes

Côté espagnol, c’est aussi l’Etat, sous la bannière de l’organisme public Enaire et sa filiale Aena (Aéroports espagnols et navigation aérienne), qui contrôle majoritairement l’aéroport de Madrid Barajas, sixième plateforme européenne, de Barcelone ou encore d’Alicante.

Enfin, aux Pays-Bas, l’Etat est là encore aux manettes des aéroports d’Amsterdam Schiphol et de Rotterdam, à travers le groupe néerlandais Royal Schiphol Group. Une société qui est aussi détenue à 20 % par la ville d’Amsterdam, à 2 % par Rotterdam et à 8 %… par la société Aéroports de Paris.

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Revue de presse : Aigle Azur et XL Airways

20 Septembre 2019, 09:45am

Publié par La CGT d’ADP

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ADP RIP : on ne lâche rien ! 556.000 soutiens

23 Juillet 2019, 10:10am

Publié par La CGT d’ADP

Référendum ADP : 556 000 soutiens, une très légère accélération

Libération – 22/07/2019

Chaque jour, CheckNews publie son compteur des soutiens à la proposition de loi contre la privatisation des aéroports de Paris.

C’est une accélération inédite depuis le début du mois de juillet. Le nombre de soutiens au référendum d’initiative partagée (RIP), visant à affirmer le caractère de service public des aéroports de Paris atteint 556 000, ce lundi 22 juillet. Soit environ 6000 nouvelles signatures depuis hier, d’après les estimations que CheckNews réalise quotidiennement. Il n’y a en effet pas de compteur sur le site officiel du RIP pour suivre la progression des 4 717 396 signatures nécessaires à la proposition de loi.

 

Cette estimation est proche de celle du développeur David Libeau ou de celle du site ADP Rip, qui comptent respectivement 555 000 548 275 soutiens validés et publiés sur le site du RIP. L’écart avec ce dernier chiffre est dû au fait que certains noms manquants, comme ceux n’ayant qu’un seul caractère, n’apparaissent pas sur le site du RIP.

 

Malgré ce sursaut - il faut remonter au 6 juillet pour observer une progression quotidienne supérieure à 6000 signatures - la mobilisation réelle, en bleu dans le graphique ci-dessous, a pris du retard par rapport à l’hypothétique courbe rouge des soutiens nécessaires. Selon cette courbe théorique, le compteur devrait afficher 663 000 soutiens aujourd’hui. Pour la première fois, cette courbe distance de plus de 100 000 celle de la progression réelle des signatures.

 

De son côté, le Conseil constitutionnel communique le chiffre officiel de soutiens validés sur le site du référendum d’initiative partagée, mais seulement une fois par mois. Au total, 480 300 soutiens avaient été enregistrés au 1er juillet 2019, dont 465 900 ont été validés. Soit 20 000 de plus que les différents compteurs existant, à cette date, sans que l’on puisse expliquer pourquoi. Le ministère de l’Intérieur, qui a désactivé une page du site pour empêcher les tiers de compter facilement le nombre de soutiens, a de son côté indiqué n’avoir «aucun autre élément à [nous] fournir».

 

 

Référendum ADP : les anti-privatisation en quête d'un second souffle

Le Point – 22/07/2019

À Lyon, un « pique-nique » citoyen a été organisé pour tenter de redynamiser la mobilisation contre la privatisation d'Aéroports de Paris.

« Ce qu'on fait là, c'est le gouvernement qui devrait le faire ! » Ce vendredi 19 juillet en fin de journée, Fabrice, Gilet jaune, est venu aider à organiser un « pique-nique citoyen » dans le 8e arrondissement de Lyon. À travers cet événement festif, avec barbecue, jeux et musique, des citoyens de tous bords se mobilisent pour sensibiliser les habitants du quartier au référendum d'initiative populaire (RIP) sur la privatisation des Aéroports de Paris (ADP), déplorant le silence de l'État sur le sujet.

 

« Beaucoup de gens ne sont pas informés, regrette Flora, une des organisatrices. Quand on tracte sur des marchés, sept fois sur dix, les gens n'en ont même pas entendu parler, c'est énorme. » Il faut dire que depuis que le site permettant de récolter les 4,7 millions de signatures nécessaires pour que le RIP passe à l'étape supérieure – un examen par l'Assemblée d'une loi « visant à affirmer le caractère de service public national » d'ADP – est en ligne, le gouvernement n'a pas déployé beaucoup d'efforts en communication.

 

Tractage « apolitique »

« Il devrait au moins y avoir des spots d'information sur la télévision publique », estime Olivier*, engagé contre la privatisation. Alors ces citoyens ont décidé de mener eux-mêmes la campagne de communication. « Ça se veut apolitique, on est là pour dire aux gens que le RIP existe et qu'ils peuvent signer, qu'ils soient pour ou contre la privatisation », explique Alice*, jeune militante LFI, qui distribue des tracts à la sortie du tram près de l'événement.

 

Si certains écoutent attentivement les citoyens leur expliquer le fonctionnement du RIP et prennent un tract en promettant d'aller faire un tour sur le site, dans ce quartier populaire, la majorité des passants est difficile à intéresser. Certains ne s'arrêtent pas, repoussent le tract d'un revers de main, font part de leur désintérêt pour la question… « Je m'en fous, je ne vais jamais à Paris », lance une dame pressée d'aller faire ses courses. « C'est aussi pour ça qu'on est ici, dans le quartier des États-Unis, pour toucher une autre classe de la population que celles plus informées », rappelle Flora.

 

Plateforme difficilement utilisable

Partout en France comme à Lyon ce soir-là, les initiatives citoyennes autour du RIP se sont multipliées. Le site Signons.fr permet par exemple de signaler les événements de ce type, et propose également des affiches et tracts. « L'idée, c'est de donner les outils pour que les gens puissent agir au maximum », explique Maxime Senzamici, l'un des quatre cofondateurs. L'équipe d'une vingtaine de bénévoles reçoit aussi de nombreuses questions de gens « qui ont des soucis avec la plateforme ».

 

C'est d'ailleurs l'autre gros point de blocage sur ce RIP : la plateforme en ligne permettant de récolter les signatures est depuis son lancement le 13 juin pointée du doigt comme étant trop complexe. Dans les faits, le formulaire à remplir est très sensible aux majuscules et accents mal placés, aux tirets et aux espaces dans les noms de villes… Et surtout, quand il y a une erreur dans l'une des entrées du formulaire, il ne se valide pas, mais n'indique pas pour autant quel champ doit être corrigé.

 

« Ils ont réussi une prouesse avec ce site : qu'on soit technophile ou technophobe, on n'arrive pas à l'utiliser, tacle Maxime Senzamici. C'est tellement loin de ce qui se fait techniquement sur Internet aujourd'hui que c'est incompréhensible d'avoir un site comme celui-là. » Si le site date de 2015, année où le RIP a été institué, il n'a pas été mis à jour depuis. Alors lorsque les citoyens se mobilisent pour communiquer sur le référendum comme à Lyon, ils en profitent pour installer un ordinateur sur lequel ils peuvent aider les gens à signer en ligne, et être sûrs qu'ils ne se découragent pas devant la complexité du site une fois chez eux.

 

Faille de sécurité

Un manque de communication et un site peu ergonomique qui conduisent certains soutiens du RIP à accuser le gouvernement de mettre des bâtons dans les roues du processus, ou, au mieux, de ne rien faire pour le faciliter. À leur grand regret, il n'y a d'ailleurs aucun compteur en temps réel du nombre de signatures enregistrées.

 

Certains ont alors entrepris de les compter eux-mêmes, comme nos confrères de CheckNews ou le site adprip, fondé par Pierre, développeur indépendant. « Au début, je voulais juste montrer au gouvernement que dès qu'une liste de noms est sur Internet en public, n'importe qui peut aspirer les données, explique-t-il au Point. Nous, on le fait en tant que citoyens pour faire un compteur, mais des entreprises peuvent le faire pour de mauvaises raisons. »

 

Fin juin, le ministère de l'Intérieur a d'ailleurs bloqué une page regroupant toutes les pages de la liste de soutiens et facilitant le comptage – il suffisait de multiplier le nombre de pages par le nombre de noms sur chacune. Il se targue alors d'avoir mis des bâtons dans les roues des compteurs, rappelant que « le législateur a confié au Conseil constitutionnel et à lui seul le décompte des soutiens ».

 

« Mais heureusement qu'ils l'ont bloquée cette page !, s'emporte Pierre. Cette horrible faille n'aurait jamais dû passer sur un site public, c'est lamentable. » Même sans elle, il parvient toujours à compter les signatures sans problème. Ce lundi 22 juillet, il y en avait selon adprip 548 275, soit 11,6 % des 4,7 millions à récolter avant le 12 mars prochain.

* Les prénoms ont été modifiés.

 

 

Préparation Collectif Yerres/ Val de Seine - et Collectif Ivry sur Seine
Préparation Collectif Yerres/ Val de Seine - et Collectif Ivry sur Seine

Préparation Collectif Yerres/ Val de Seine - et Collectif Ivry sur Seine

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Le principal syndicat de pilotes rejoint les adversaires de la privatisation d'ADP

22 Juillet 2019, 12:21pm

Publié par LesEchos.fr – 21 Juillet 2019

Un mois après le lancement du référendum d'initiative partagée contre la vente des parts de l'Etat dans le gestionnaire des aéroports parisiens, le SNPL appelle ses adhérents à soutenir l'opposition au projet de privatisation. Celle-ci est encore loin du compte, avec un peu plus de 536.000 signatures sur les 4,7 millions nécessaires.

 

L'issue du projet de référendum contre la privatisation d'ADP reste encore très incertaine.

 

Cinq semaines après le lancement d'un référendum d'initiative partagée sur le sujet, le 13 juin, le principal syndicat de pilotes SNPL a décidé de rejoindre le camp des opposants au projet de privatisation d'ADP. Une prise de position rare de la part de ce syndicat apolitique, qui n'a jamais ménagé ses critiques contre la gestion actuelle des aéroports parisiens. « L e syndicat appelle l'ensemble des pilotes de ligne français à apporter leur soutien au recueil de signatures en cours dans le cadre de la procédure de référendum d'initiative partagée », précise son communiqué. FO Air France avait déjà pris position contre la privatisation.

 

Ralentissement des signatures

 

Ces renforts arrivent alors que la collecte des soutiens au référendum d'initiative partagée (RIP) marque le pas.  Après un démarrage en trombe, qui avait permis de recueillir 480.300 soutiens en deux semaines, selon le dernier décompte officiel du Conseil constitutionnel, établi le 1er juillet, les inscriptions sur le site du ministère de l'Intérieur en faveur de « la proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l'exploitation des aérodromes de Paris » se sont nettement ralenties.

 

Selon le site Adprip.fr, qui tient une comptabilité officieuse mais précise et actualisée des signataires, le projet avait recueilli 536.392 soutiens au 19 juillet, soit 100.637 de moins que la moyenne requise pour atteindre le seuil des 4,7 millions d'électeurs inscrits avant la date limite du 12 mars 2020. « Actuellement, le seuil des 4,7 millions d'électeurs soutenant la tenue d'un référendum ne serait pas atteint », souligne ce site créé pour soutenir l'initiative de 248 parlementaires.

 

Le cap des 10 % d'électeurs encore loin

 

Afin de pouvoir être soumise au vote du Parlement, la proposition de loi doit en effet recueillir le soutien d'au moins 10 % des électeurs dans un délai de neuf mois. Sans quoi le processus de désengagement de l'Etat du capital d'ADP, voté en avril dernier dans le cadre de la loi PACTE, pourrait être mis en oeuvre sans délai.

 

« La prise de position des instances nationales n'est pas liée à cela, assure le président du SNPL, Yves Deshayes. Elle résulte d'une demande de nos adhérents. La décision de soutenir l'opposition au projet de privatisation d'ADP a fait l'objet d'un vote quasi unanime ».

 

Les pilotes remontés contre le gouvernement

 

Selon le syndicat, plusieurs aspects du projet de privatisation sont de nature à porter préjudice à la compétitivité du transport aérien français comme, par exemple, « l'institutionnalisation du principe de la double caisse, séparant les activités commerciales, très lucratives sur les plates-formes aéroportuaires, des activités strictement liées au trafic aérien, à l'origine des lourdes taxes aéroportuaires supportées par les compagnies aériennes. »  Des arguments déjà réfutés par le gouvernement. Mais plus largement, explique Yves Deshayes, « le fond du problème, c'est que le gouvernement se désintéresse du transport aérien ».

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ADP : pas d’union syndicale autour du RIP

25 Juin 2019, 05:53am

Publié par Le Monde du 24 juin

 

LeMonde.fr – 24 Juin 2019

 

Elles partagent la même position sur le fond, mais avancent en ordre dispersé. Les organisations syndicales sont contre la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP), mais elles n’ont pas opté pour la même stratégie pour s’opposer à cette disposition de la loi Pacte votée en avril.

 

A l’heure actuelle, seules la CGT et l’UNSA ont officialisé leur soutien au processus visant un référendum sur le sujet en appelant leurs adhérents et sympathisants à apposer leur paraphe sur la plate-forme mise en ligne par le ministère de l’intérieur le 13 juin.

 

Quelque 4,7 millions de signatures seront nécessaires, d’ici à mi-mars 2020, pour que ce référendum d’initiative partagée (RIP), projet inédit lancé par des parlementaires de droite et de gauche, voie le jour. L’objet de l’éventuelle consultation : une proposition de loi affirmant le caractère de « service public national » des aérodromes de Paris afin d’en prévenir la privatisation. S’il aboutit, le processus fera échec à ce projet défendu par l’exécutif.

 

La CGT, dirigée par Philippe Martinez, a été la première à se lancer et revendique même la paternité de la démarche. « Sans la CGT d’ADP et la mobilisation des salariés puis le travail de la Fédération des transports et de la Confédération, l’action n’existerait pas, assure Nathalie Verdeil, du bureau confédéral. Ce sont plusieurs rencontres [avec les parlementaires] et un dossier bien ficelé qui les ont convaincus, mais cela ne remet pas en cause leur action politique. » Contrairement à plusieurs de ses homologues syndicaux, la CGT ne voit « aucun souci » à participer à cette bataille aux côtés de partis politiques sur cette procédure. « C’est la seule solution », avance Mme Verdeil qui rappelle que seuls les députés et les sénateurs pouvaient lancer le processus.

 

Comptages indépendants

 

Dans un communiqué envoyé mercredi 19 juin, la centrale a appelé la Place Beauvau à mettre en place « sous le contrôle du Conseil constitutionnel, un compteur quotidien » de signatures, « seul gage de contrôle de l’expression démocratique ». Des comptages indépendants, réalisés par le service Checknews de Libération ou le site ADPRip, faisaient état lundi matin de plus de 338 000 signatures. « C’est un assez bon début, juge Mme Verdeil. Si nous pouvions être à 1 million de signatures à la rentrée de septembre, ce serait une grosse étape de franchie. »

 

L’UNSA a récemment emboîté le pas. « Nous étions déjà engagés dans la bataille de contestation avant que la loi soit votée et que cette démarche soit initiée, c’est la suite de la mobilisation », explique Laurent Escure, son secrétaire général. Ce dernier se veut pragmatique et voit dans cet outil « une opportunité pour que les Français puissent trancher », et tant pis si ce sont les politiques qui en sont à l’origine. « Nous ne sommes ni complaisants, ni opposants et nous revendiquons notre indépendance, mais puisque la plate-forme existe, pourquoi s’en priver ? », souligne M. Escure.

 

« Sujet très sensible »

 

Pour la CFDT, pas question de se mélanger avec des partis politiques. « On en a discuté et on ne fera pas d’appel », indique Marylise Léon, la numéro deux de la centrale. Selon elle, « il n’y a aucun intérêt à privatiser ADP si ce n’est pour l’Etat de se faire un peu de cash », mais pour la Confédération, participer à cette campagne référendaire reviendrait à donner une consigne de vote et à « sortir du rôle d’organisation syndicale ».

 

Cet argument est aussi avancé par François Homméril, le président de la CFE-CGC, pour qui « dès lors que c’est à l’initiative de partis politiques, le sujet est très sensible ». « Donc c’est probable qu’on ne s’inscrira pas dans cette démarche », ajoute-t-il. D’autant que les dossiers s’accumulent sur la table de travail des syndicats, entre la réforme de l’assurance-chômage ou celle à venir des retraites. « Aujourd’hui, pour moi, il n’y a pas la place dans les débats que l’on a », reconnaît M. Homméril.

 

La question se pose encore en d’autres termes pour Force ouvrière (FO). Très attachée à la démocratie représentative, la centrale de l’avenue du Maine, à Paris, n’est pas favorable à l’outil référendaire. « Ce n’est pas notre tasse de thé », glisse un haut gradé de la centrale. En 1969, FO avait pourtant appelé à voter contre la fusion du Sénat et du Conseil économique et social proposée par le général de Gaulle. « Ça serait d’autant plus facile aujourd’hui avec une privatisation, ajoute ce dirigeant de Force ouvrière. Conjoncturellement, le référendum peut être un moyen de peser sur un dossier où sur le fond, nous sommes très clairement contre. » Pour l’heure, le sujet n’a pas été débattu en interne.

 

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Comment ADP prépare le lancement du Terminal 4 à Roissy

13 Février 2019, 10:09am

Publié par challenges.fr – 29 Janvier 2019

Le Terminal 4 de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle n'est prévu qu'en 2028, mais une concertation publique démarre le 12 février pour débattre des préoccupations des riverains.

 

Un nouveau terminal de la taille d'Orly, ce n'est pas rien ! Décidée l'an dernier, la construction d'un quatrième terminal à Roissy-CDG ne commencera qu'en 2021 mais une consultation publique démarre le 12 février, organisée par le groupe Paris Aéroport. Objectif ? Déminer en amont les oppositions. Au total dix réunions publiques sont programmées avec près de 500 communes concernées et sept départements, dont l'Oise, Paris, la Seine-et-Marne et la Seine-Saint-Denis. L'hypothèse d'une ouverture partielle du terminal dès 2024 pour les Jeux olympiques ayant été abandonnée, les premières infrastructures n'ouvriront qu'en 2028, avec la fin des constructions prévue en 2037.

 

"Un aéroport ne se développe pas contre son environnement immédiat, expliquait vendredi 25 janvier devant des journalistes Edward Arkwright, directeur général exécutif du groupe aéroportuaire. Nous n'étions pas obligés de mettre en place cette concertation, mais il est important que tout le monde s'approprie ce projet, nécessaire pour l'attractivité de l'Ile-de-France." En vue de la consultation à venir menée par la Commission national du débat public (CNDP), ADP a publié un dossier de 150 pages listant les arguments en faveur de ce méga projet de 7 à 9 milliards d'euros.

 

Création de 50.000 emplois directs

 

Premier argument mis en avant : la nécessité de s'adapter à l'évolution du trafic, alors que les capacités d'accueil des passagers à Roissy seront saturées en 2024. ADP prévoit entre 35 et 40 millions de passagers supplémentaires par an, soit le volume actuel traité à Orly ! " L'originalité de ce projet, c'est qu'il s'agit d'un développement dans le cadre existant, sans construction de nouvelles pistes ni acquisition foncière et financé à 100% par ADP," fait valoir le directeur général qui vante également les retombées économiques pour les collectivités locales. Dont la création de 50.000 emplois directs.

 

L'initiative d'ADP fait aussi figure d'opération de déminage alors que les opposants font déjà entendre leur voix. Notamment l'association de défense contre les nuisances aériennes (Advocnar), dans le Val-d'Oise. La ville de Gonesse rejette également le projet estimant qu'il aura un impact négatif pour les riverains à la fois en termes de bruit et de pollution. Les élus craignent aussi que cela dévalorise les biens immobiliers.

 

Hausse de 38% des décollages et atterrissages

 

Dans leur argumentaire, les responsables de la plateforme promettent cependant que le nouveau terminal, malgré une hausse de 38% des décollages et atterrissages, ne devrait entraîner qu'une "hausse modérée" du niveau "d'énergie sonore", le fameux indice IGPM (indicateur global mesuré pondéré). Notamment en raison de la modernisation de la flotte des compagnies dont les avions sont moins bruyants. Par ailleurs, face aux opposants qui réclament l'instauration d'un couvre-feu nocturne, ADP propose un plafonnement des créneaux entre minuit et cinq heures du matin.

 

Mais il n'y a pas que les riverains qui s'interrogent. La perspective du nouveau Terminal 4 ne fait pas sauter de joie Benjamin Smith, le nouveau patron d'Air France-KLM, premier client d'ADP. Devant les députés le 23 janvier, le Canadien a fait valoir une "seconde option" : celle d'étendre le terminal 2E vers l'est en construisant une nouvelle zone d'embarquement dans la continuité des satellites 3 et 4. Ces derniers permettent d'accueillir 8 millions de passagers chacun par an. Cela lui assurerait une solution optimale pour sa stratégie de montée en gamme dès 2024, quand le Terminal 4 est programmé pour 2028. "Cette hypothèse ne serait envisageable que si nous n'étions pas en mesure de réaliser le Terminal 4," précise Edward Arkwright, qui assure travailler en bonne entente avec Air France.

 

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