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Le blog  de la CGT d'Aéroports de Paris

revues de presse

Le PDG d’ADP condamné pour « recel de violation du secret de l’enquête »

11 Février 2020, 08:49am

Publié par Le Monde - 10/02/2020

Un document synthétisant des éléments d’une enquête en cours au Parquet national financier visant Augustin de Romanet avait été retrouvé lors d’une perquisition à son domicile.

C’était l’affaire dans l’affaire. En janvier 2017, le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire pour « violation du secret de l’enquête » après avoir découvert, lors d’une perquisition au domicile de l’actuel PDG de Groupe ADP, Augustin de Romanet, un document synthétisant des éléments d’une autre enquête le visant, ouverte en décembre 2014 pour « abus de biens sociaux » et « détournement de fonds publics », alors en cours au Parquet national financier (PNF)Une découverte fort gênante pour M. de Romanet à un moment où la justice s’interrogeait sur la légalité des liens économiques qu’avait entretenus la Caisse des dépôts et consignations (CDC), qu’il avait dirigée entre 2007 et 2012, et le consultant multicarte, proche de Manuel Valls, Alain Bauer.

Après trois ans d’enquête, Augustin de Romanet a finalement été condamné, le 15 janvier, par le tribunal judiciaire de Paris dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Une démarche qui lui permet d’éviter une audience publique alors qu’il doit mener la privatisation contestée de Groupe ADP, qui ouvre notamment la voie à la cession de la licence d’exploitation de Roissy-Charles-de-Gaulle, d’Orly et du Bourget.

5 000 euros d’amende

Devant le juge qui homologuait la procédure, M. de Romanet a donc été reconnu coupable de « recel de violation du secret de l’enquête » et condamné à 5 000 euros d’amende dont 2 000 euros avec sursis. Une décision signifiant qu’il n’aurait pas dû posséder chez lui le document retrouvé par la police judiciaire dans le cadre de l’enquête du PNF. Il a en revanche obtenu de ne pas voir cette condamnation inscrite dans son casier judiciaire. L’enquête n’aura toutefois pas permis de savoir comment et par qui ce document était arrivé jusqu’à lui, M. de Romanet ayant refusé d’en dévoiler l’origine, ni si le fameux document lui a permis de mieux préparer sa défense dans le dossier principal qui, lui, suit son cours au PNF.

Les magistrats cherchent ainsi toujours à déterminer les conditions de la collaboration de M. Bauer avec la CDC. Ils s’intéressent notamment à une commande de notes sur la sécurité en France et dans le monde, facturée 200 000 euros annuels à la CDC par la société AB Conseil, tandis que, dans le même temps, la CDC avait acheté plusieurs milliers d’exemplaires du guide gastronomique Champérard, de la publication duquel Alain Bauer était alors directeur. Ce dernier, tout comme M. de Romanet, a été entendu librement à la fin de l’année 2018.

Contacté, l’avocat de M. de Romanet, Jean-Marc Fédida, a tenu à préciser qu’il n’avait « jamais partagé les analyses juridiques et factuelles du parquet, c’est la raison pour laquelle le parquet a lui même proposé de transiger sur des bases symboliques ». M. de Romanet n’a pas souhaité faire de commentaire.

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Groupe ADP : croissance de 5,5% de l'Ebitda 2019

11 Février 2020, 08:46am

Publié par Bourse Directe

Bourse Direct - 10/02/2020

Aéroports de Paris SA annonce une "bonne performance de l'ensemble des activités", ainsi qu'une stabilité du dividende pour l'exercice 2019...

Aéroports de Paris SA annonce une "bonne performance de l'ensemble des activités", ainsi qu'une stabilité du dividende pour l'exercice 2019. Le chiffre d'affaires totalise 4,7 milliards d'euros et grimpe de 17,3% en comparaison de l'année 2018. L'Ebitda a augmenté de 5,5% à 1,772 milliard d'euros. Le résultat opérationnel courant décline en revanche de 2,6% à 1,094 MdE. Le résultat net part du groupe baisse de 3,5% à 588 millions d'euros, contre 610 millions un an plus tôt. Le résultat net s'élève à 637 millions d'euros sur l'année 2019. Le résultat net part des minoritaires s'élève à 49 millions d'euros. Le consensus Bloomberg anticipait un Ebitda de 1,78 milliard d'euros pour des revenus de 4,74 MdsE.

Le trafic du Groupe ADP - en prenant en compte le trafic d'Istanbul Atatürk en 2018 et en 2019 jusqu'au 6 avril 2019, date de l'arrêt des vols commerciaux sur cet aéroport - est en baisse de 16,7%. Hors trafic d'Istanbul Atatürk pour 2018 et 2019, le trafic du Groupe de l'année 2019 est en hausse +2,3% à 218 millions de passagers. Le trafic de Paris Aéroport (Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly) ressort en croissance de 2,5% à 108 millions de passagers.

Le groupe revendique une bonne performance du chiffre d'affaires consolidé portée par la croissance des activités aéronautiques à Paris, le dynamisme des activités commerciales à Paris, l'impact de l'intégration globale dans les comptes du Groupe de Société de Distribution Aéroportuaire et Relay@ADP depuis avril 2019, et d'Airport International Group (AIG) depuis avril 2018. Le chiffre d'affaires par passager des boutiques côté pistes est en hausse de 7,3% à 19,7 euros.

L'EBITDA augmente de 92 millions d'euros (+5,5%), notamment grâce à la croissance de TAV Airports et à l'intégration globale de Société de Distribution Aéroportuaire, Relay@ADP et d'AIG. Le résultat opérationnel courant est en baisse de 29 millions d'euros.

L'endettement financier net du Groupe ADP s'établit à 5.254 millions d'euros au 31 décembre 2019, contre 4.942 millions d'euros au 31 décembre 2018. La dette nette hors TAV Airports et hors AIG s'élève à 4.305 millions d'euros. Aéroports de Paris a émis le 18 juin 2019 un emprunt obligataire pour un montant de 800 millions d'euros à 15 ans à taux fixe (1,125% par an).

Le Conseil d'administration du 10 février 2020 a arrêté les comptes annuels sociaux et consolidés au 31 décembre 2019. Lors de cette séance, il a décidé de soumettre au vote de la prochaine assemblée générale annuelle, devant se réunir le 12 mai 2020, la distribution d'un dividende de 3,70 euros par action, au titre de l'exercice 2019. Il est précisé qu'un acompte sur dividende d'un montant de 0,7 euro par action a été versé le 10 décembre 2019. Sous réserve du vote en AG annuelle, la date de mise en paiement du solde interviendrait le 10 juin 2020, avec un détachement du coupon prévu le 8 juin 2020. Ce dividende correspond à un taux de distribution de 62% du résultat net part du Groupe de l'exercice 2019.

Les prévisions 2020 sont basées sur une hypothèse de croissance du trafic de Paris Aéroport comprise entre 2% et 2,5% et une hypothèse de croissance du trafic de TAV Airports allant de 3 à 5% hors Istanbul Atatürk.

La hausse de l'EBITDA consolidé 2020 du Groupe est attendue entre 3,5% et 5,5%. La progression de l'EBITDA consolidé 2020 hors TAV Airports et hors AIG est attendue entre 3 et 4,5% par rapport à 2019.

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Un parfum de scandale chez ADP ?

5 Février 2020, 09:05am

Publié par La CGT d’ADP

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A suivre aujourd’hui… ADP

20 Décembre 2019, 09:51am

Publié par Capital.fr – 20 Décembre 2019

Le groupe ADP se dote d'une nouvelle organisation pour optimiser sa performance et son développement. ADP veut ainsi mettre en place une organisation intégrée pour l'ensemble du groupe avec la création de deux nouvelles directions, l'identification de dix filières métiers et un renforcement des liens opérationnels entre le Groupe ADP et TAV Airports.

 

Le groupe souhaite poursuivre le développement des plateformes aéroportuaires parisiennes et saisir de nouvelles opportunités à l'international " pour bâtir dans la durée un leader aéroportuaire mondial ". Il a pour ambition que les activités à l'international contribuent à hauteur de 35 % à 40 % du résultat opérationnel courant du groupe à horizon 2025 (contre 27,4 % en 2018). De même, TAV Airports souhaite développer ses activités tant en Turquie que dans d'autres pays.

 

Dans cette optique, le Groupe ADP aménage son organisation avec quatre volets. Les deux premiers consistent en la création d'une nouvelle Direction du Développement (qui regroupera l'ensemble des équipes concernées du groupe) et d'une Direction générale des Opérations, dont la compétence s'étendra à l'international.

 

Le troisième volet consiste en la création de 10 filières "groupe" organisées chacune autour d'une famille de métiers et prenant en compte systématiquement les expertises liées à l'innovation et au développement durable.

 

Le dernier volet consiste en la mise en place d'une nouvelle instance de coordination tournée vers le développement et la performance. Les Comités exécutifs du Groupe ADP et de TAV Airports demeurent inchangés et un nouveau "Comité du Développement et de la Performance" est créé qui regroupe 8 membres appartenant aux deux entreprises.

 

Au final, deux nominations sont annoncées. Fernando Echegaray est nommé directeur général adjoint chargé de la Direction générale des opérations du groupe ADP, membre du Comité Exécutif. De plus, Xavier Hürstel est nommé directeur général adjoint chargé de coordonner les opérations de développement du groupe ADP, membre du Comité Exécutif.

 

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Les principaux aéroports européens sont-ils privés ou publics ?

7 Octobre 2019, 07:39am

Publié par Libération 29/09/2019

Alors que la question d'une éventuelle privatisation des aéroports de Paris est toujours en suspens en France, plusieurs infrastructures européennes demeurent majoritairement gérées par des capitaux publics. C'est le cas notamment en Allemagne, en Espagne et aux Pays-Bas.

Bonjour,

Votre question intervient dans le contexte du débat autour de la privatisation d’Aéroports de Paris. Initialement prévue dans le cadre de la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), la question se pose désormais dans le cadre d’une éventuelle proposition de loi référendaire que chacun peut soutenir via la plateforme du référendum d’initiative partagée (RIP). L’occasion de jeter un œil à la politique de nos voisins européens en matière de gestion des aéroports.

Prenons à titre de comparaison les principaux aéroports européens au regard de leur trafic. Londres Heathrow, qui occupe la première place, est privatisé depuis les années 80, tout comme les autres aéroports britanniques. Il est détenu par le groupe espagnol Ferrovial, qui a récemment racheté la British Airports Authority, devenue Heathrow Airport Holdings.

Mais, à l’inverse, plusieurs aéroports européens fonctionnent majoritairement sur des capitaux publics. C’est le cas, en Allemagne, pour celui de Francfort-sur-le-Main. Cet aéroport est géré par l’entreprise allemande Fraport, qui demeure détenue conjointement et à une courte majorité par le Land de Hesse (31 %) et la ville de Francfort (20 %). Même chose à Munich, où l’aéroport est la propriété de l’entreprise Flughafen München GmbH, elle-même fondée par le Land de Bavière, toujours principal actionnaire aujourd’hui.

En Espagne et aux Pays-Bas, l’Etat aux commandes

Côté espagnol, c’est aussi l’Etat, sous la bannière de l’organisme public Enaire et sa filiale Aena (Aéroports espagnols et navigation aérienne), qui contrôle majoritairement l’aéroport de Madrid Barajas, sixième plateforme européenne, de Barcelone ou encore d’Alicante.

Enfin, aux Pays-Bas, l’Etat est là encore aux manettes des aéroports d’Amsterdam Schiphol et de Rotterdam, à travers le groupe néerlandais Royal Schiphol Group. Une société qui est aussi détenue à 20 % par la ville d’Amsterdam, à 2 % par Rotterdam et à 8 %… par la société Aéroports de Paris.

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Revue de presse : Aigle Azur et XL Airways

20 Septembre 2019, 09:45am

Publié par La CGT d’ADP

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ADP RIP : on ne lâche rien ! 556.000 soutiens

23 Juillet 2019, 10:10am

Publié par La CGT d’ADP

Référendum ADP : 556 000 soutiens, une très légère accélération

Libération – 22/07/2019

Chaque jour, CheckNews publie son compteur des soutiens à la proposition de loi contre la privatisation des aéroports de Paris.

C’est une accélération inédite depuis le début du mois de juillet. Le nombre de soutiens au référendum d’initiative partagée (RIP), visant à affirmer le caractère de service public des aéroports de Paris atteint 556 000, ce lundi 22 juillet. Soit environ 6000 nouvelles signatures depuis hier, d’après les estimations que CheckNews réalise quotidiennement. Il n’y a en effet pas de compteur sur le site officiel du RIP pour suivre la progression des 4 717 396 signatures nécessaires à la proposition de loi.

 

Cette estimation est proche de celle du développeur David Libeau ou de celle du site ADP Rip, qui comptent respectivement 555 000 548 275 soutiens validés et publiés sur le site du RIP. L’écart avec ce dernier chiffre est dû au fait que certains noms manquants, comme ceux n’ayant qu’un seul caractère, n’apparaissent pas sur le site du RIP.

 

Malgré ce sursaut - il faut remonter au 6 juillet pour observer une progression quotidienne supérieure à 6000 signatures - la mobilisation réelle, en bleu dans le graphique ci-dessous, a pris du retard par rapport à l’hypothétique courbe rouge des soutiens nécessaires. Selon cette courbe théorique, le compteur devrait afficher 663 000 soutiens aujourd’hui. Pour la première fois, cette courbe distance de plus de 100 000 celle de la progression réelle des signatures.

 

De son côté, le Conseil constitutionnel communique le chiffre officiel de soutiens validés sur le site du référendum d’initiative partagée, mais seulement une fois par mois. Au total, 480 300 soutiens avaient été enregistrés au 1er juillet 2019, dont 465 900 ont été validés. Soit 20 000 de plus que les différents compteurs existant, à cette date, sans que l’on puisse expliquer pourquoi. Le ministère de l’Intérieur, qui a désactivé une page du site pour empêcher les tiers de compter facilement le nombre de soutiens, a de son côté indiqué n’avoir «aucun autre élément à [nous] fournir».

 

 

Référendum ADP : les anti-privatisation en quête d'un second souffle

Le Point – 22/07/2019

À Lyon, un « pique-nique » citoyen a été organisé pour tenter de redynamiser la mobilisation contre la privatisation d'Aéroports de Paris.

« Ce qu'on fait là, c'est le gouvernement qui devrait le faire ! » Ce vendredi 19 juillet en fin de journée, Fabrice, Gilet jaune, est venu aider à organiser un « pique-nique citoyen » dans le 8e arrondissement de Lyon. À travers cet événement festif, avec barbecue, jeux et musique, des citoyens de tous bords se mobilisent pour sensibiliser les habitants du quartier au référendum d'initiative populaire (RIP) sur la privatisation des Aéroports de Paris (ADP), déplorant le silence de l'État sur le sujet.

 

« Beaucoup de gens ne sont pas informés, regrette Flora, une des organisatrices. Quand on tracte sur des marchés, sept fois sur dix, les gens n'en ont même pas entendu parler, c'est énorme. » Il faut dire que depuis que le site permettant de récolter les 4,7 millions de signatures nécessaires pour que le RIP passe à l'étape supérieure – un examen par l'Assemblée d'une loi « visant à affirmer le caractère de service public national » d'ADP – est en ligne, le gouvernement n'a pas déployé beaucoup d'efforts en communication.

 

Tractage « apolitique »

« Il devrait au moins y avoir des spots d'information sur la télévision publique », estime Olivier*, engagé contre la privatisation. Alors ces citoyens ont décidé de mener eux-mêmes la campagne de communication. « Ça se veut apolitique, on est là pour dire aux gens que le RIP existe et qu'ils peuvent signer, qu'ils soient pour ou contre la privatisation », explique Alice*, jeune militante LFI, qui distribue des tracts à la sortie du tram près de l'événement.

 

Si certains écoutent attentivement les citoyens leur expliquer le fonctionnement du RIP et prennent un tract en promettant d'aller faire un tour sur le site, dans ce quartier populaire, la majorité des passants est difficile à intéresser. Certains ne s'arrêtent pas, repoussent le tract d'un revers de main, font part de leur désintérêt pour la question… « Je m'en fous, je ne vais jamais à Paris », lance une dame pressée d'aller faire ses courses. « C'est aussi pour ça qu'on est ici, dans le quartier des États-Unis, pour toucher une autre classe de la population que celles plus informées », rappelle Flora.

 

Plateforme difficilement utilisable

Partout en France comme à Lyon ce soir-là, les initiatives citoyennes autour du RIP se sont multipliées. Le site Signons.fr permet par exemple de signaler les événements de ce type, et propose également des affiches et tracts. « L'idée, c'est de donner les outils pour que les gens puissent agir au maximum », explique Maxime Senzamici, l'un des quatre cofondateurs. L'équipe d'une vingtaine de bénévoles reçoit aussi de nombreuses questions de gens « qui ont des soucis avec la plateforme ».

 

C'est d'ailleurs l'autre gros point de blocage sur ce RIP : la plateforme en ligne permettant de récolter les signatures est depuis son lancement le 13 juin pointée du doigt comme étant trop complexe. Dans les faits, le formulaire à remplir est très sensible aux majuscules et accents mal placés, aux tirets et aux espaces dans les noms de villes… Et surtout, quand il y a une erreur dans l'une des entrées du formulaire, il ne se valide pas, mais n'indique pas pour autant quel champ doit être corrigé.

 

« Ils ont réussi une prouesse avec ce site : qu'on soit technophile ou technophobe, on n'arrive pas à l'utiliser, tacle Maxime Senzamici. C'est tellement loin de ce qui se fait techniquement sur Internet aujourd'hui que c'est incompréhensible d'avoir un site comme celui-là. » Si le site date de 2015, année où le RIP a été institué, il n'a pas été mis à jour depuis. Alors lorsque les citoyens se mobilisent pour communiquer sur le référendum comme à Lyon, ils en profitent pour installer un ordinateur sur lequel ils peuvent aider les gens à signer en ligne, et être sûrs qu'ils ne se découragent pas devant la complexité du site une fois chez eux.

 

Faille de sécurité

Un manque de communication et un site peu ergonomique qui conduisent certains soutiens du RIP à accuser le gouvernement de mettre des bâtons dans les roues du processus, ou, au mieux, de ne rien faire pour le faciliter. À leur grand regret, il n'y a d'ailleurs aucun compteur en temps réel du nombre de signatures enregistrées.

 

Certains ont alors entrepris de les compter eux-mêmes, comme nos confrères de CheckNews ou le site adprip, fondé par Pierre, développeur indépendant. « Au début, je voulais juste montrer au gouvernement que dès qu'une liste de noms est sur Internet en public, n'importe qui peut aspirer les données, explique-t-il au Point. Nous, on le fait en tant que citoyens pour faire un compteur, mais des entreprises peuvent le faire pour de mauvaises raisons. »

 

Fin juin, le ministère de l'Intérieur a d'ailleurs bloqué une page regroupant toutes les pages de la liste de soutiens et facilitant le comptage – il suffisait de multiplier le nombre de pages par le nombre de noms sur chacune. Il se targue alors d'avoir mis des bâtons dans les roues des compteurs, rappelant que « le législateur a confié au Conseil constitutionnel et à lui seul le décompte des soutiens ».

 

« Mais heureusement qu'ils l'ont bloquée cette page !, s'emporte Pierre. Cette horrible faille n'aurait jamais dû passer sur un site public, c'est lamentable. » Même sans elle, il parvient toujours à compter les signatures sans problème. Ce lundi 22 juillet, il y en avait selon adprip 548 275, soit 11,6 % des 4,7 millions à récolter avant le 12 mars prochain.

* Les prénoms ont été modifiés.

 

 

Préparation Collectif Yerres/ Val de Seine - et Collectif Ivry sur Seine
Préparation Collectif Yerres/ Val de Seine - et Collectif Ivry sur Seine

Préparation Collectif Yerres/ Val de Seine - et Collectif Ivry sur Seine

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