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Le blog  de la CGT d'Aéroports de Paris

non a la privatisation !

RIP : C'est parti !

13 Juin 2019, 12:25pm

Publié par La CGT d’ADP

 

 

Çà y est c'est parti !

 

Depuis ce matin 0h00 le site pour le recueil des soutiens de la proposition de loi  visant à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris est ouvert :

 

https://www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-2

 

Attention, il faut s'armer de patience car le site plante de nombreuses fois et il faut recommencer les étapes à chaque fois avant de pouvoir valider son soutien.

Nous l'avons signalé  aux députés et sénateurs qui ont rendez-vous aujourd'hui au Ministère de l'Intérieur sur le sujet.

 

La CGT ADP est bien présente et active sur cette action qui nous permettra d'aller vers le référendum. Le recueil des soutiens n'est que la première étape. Il nous faut atteindre les 4 717 396 signatures pour lancer le référendum national.

Mardi soir, l 'Association REFERENDUM ADP a tenu sa première réunion publique à Paris avec la présence de François Ruffin , Boris Vallaud, Marie Noëlle Lienemann.

 

La CGT ADP participe à cette association et le secrétaire général Daniel Bertone fait partie des porte-paroles de l'Association au côté de Patrick Weil (historien), Paul Cassia (professeur de droit Sorbonne), Jean Baptiste Soufron (avocat anticor), Coralie Delaume (essayiste) , Elliot Lepers (ass. Le mouvement), David Cayla (les économistes atterrés)… (Communiqué de presse en pj).

 

Un site dédié a été créé https://referendum-adp.fr/ et de nombreuses actions vont être initiées pour récolter le maximum de signatures.

 

Chacune, chacun d'entre nous va pouvoir agir en militant pour soutenir le RIP.

 

Nous allons y arriver !

 

Fraternellement.

 

Daniel BERTONE,

Secrétaire Général La CGT ADP

RIP : C'est parti !
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Organisation du référendum sur ADP : l’Intérieur et le Conseil constitutionnel se renvoient la balle

21 Mai 2019, 08:16am

Publié par Public Sénat, 20/05/2019

Alors que le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, soutient qu’il dépend du Conseil constitutionnel « dans la mise en œuvre » du recueil des 4,7 millions de signatures pour le référendum d’initiative partagée sur Aéroports de Paris, l’institution affirme que la décision « doit être fixée par un décret du gouvernement ».

Sur le site Internet spécial du ministère de l’Intérieur dédié au référendum d’initiative partagée (RIP), toujours la même page. Aucun changement depuis que le Conseil constitutionnel a validé le 9 mai la procédure de RIP sur la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP). Le site souhaite la « bienvenue » et propose même de « consulter les propositions de loi référendaires en cours ». On clique. « Actuellement, aucune proposition n'est ouverte à la collecte de soutiens ».

Ça ne saurait tarder. Théoriquement, le ministère de l’Intérieur a un mois pour lancer le recueil en ligne des 4,7 millions de signatures de personnes inscrites sur les listes électorales, nécessaires en plus des 185 parlementaires pour organiser un RIP. Ce recueil dure 9 mois.

Castaner : « Le ministère de l’Intérieur n’a pas vocation à court-circuiter le Conseil constitutionnel dans la mise en œuvre »

Mais les groupes d’opposition qui ont lancé ce RIP aimeraient que la Place Beauvau montre un peu plus de signes de sa bonne volonté. Huit parlementaires, dont cinq présidents de groupes, ont écrit au ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, pour lui demander une rencontre pour examiner les conditions du recueil. Le ministre de l’Intérieur a refusé. « Une attitude inacceptable » l’a interpellé lors des questions d’actualité au gouvernement, jeudi 16 mai, la sénatrice PCF, Cécile Cukierman. Christophe Castaner a renvoyé la balle sur le Conseil constitutionnel, soulignant que l’Intérieur ne jouait que le rôle d’« opérateur » dans l’organisation du recueil.

« Le ministère de l’Intérieur n’a pas vocation à court-circuiter le Conseil constitutionnel dans la mise en œuvre de la bonne consultation citoyenne sur ce sujet » a expliqué le ministre, qui a assuré, « avant même la décision du Conseil, avoir pris les dispositions techniques pour pouvoir la mettre en œuvre ». Il ajoute : « Nous serons prêts, dans un délai d’un mois, pour ouvrir la consultation pendant le délai de 9 mois ». Regardez :

Mais du côté de la rue de Montpensier, on ne tient pas tout à fait le même discours. Interrogé ce lundi 20 mai par Public Sénat, le Conseil constitutionnel renvoie la responsabilité au ministère de l’Intérieur :

« La date de l’ouverture du recueil des soutiens doit être fixée par un décret du gouvernement qu’il lui appartient de prendre dans le délai d’un mois suivant la publication au JORF (Journal officiel) de la décision du Conseil – laquelle publication est intervenue le 15 mai ».

Autrement dit, le gouvernement a jusqu’au 15 juin pour lancer le recueil des 4,7 millions de signatures. Gouvernement qui, par la voix de Christophe Castaner, dit attendre des instructions du Conseil constitutionnel… Sollicitée, la Place Bauveau n’avait pas répondu, pour le moment, à nos sollicitations.

Paul Cassia, professeur de droit public à l’université Panthéon-Sorbonne, confirme la réponse du Conseil. « Le texte est très clair », « la loi organique donne au ministère de l’Intérieur le soin d’organiser la collecte des soutiens. Elle est organisée sous le contrôle du Conseil constitutionnel. Mais ce n’est pas le Conseil qui les collecte. (…) Il est là pour vérifier que le ministère fait bien son travail » a-t-il expliqué sur Public Sénat. Regardez :

Le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner, à l’initiative de ce RIP, goûte peu le manque d’empressement de son ancien camarade socialiste. « C’est le comportement habituel de Christophe Castaner » regrette l’ancien ministre de la Ville et des Sports. Patrick Kanner ajoute :

« Le gouvernement n’a pas été suivi par le Conseil constitutionnel sur le RIP. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour lui, mais de là à être mauvais joueur en refusant de nous recevoir… »

Le sénateur PS du Nord ne doute pas qu’au final « le gouvernement va respecter la décision du Conseil », mais il « espère bien qu’il n’y aura pas de bâtons dans les roues ».

Selon la loi organique de 2013 sur l’application du RIP, des points d’accès à Internet doivent être mis à disposition « au moins dans la commune la plus peuplée de chaque canton » et « dans les consulats ». Et un électeur doit pouvoir faire enregistrer « par un agent de la commune » son soutien « présenté sur papier ».

Le gouvernement s’est lancé dans une bataille juridique

Une fois le recueil lancé, ce ne sera pas la dernière étape de ce marathon juridico-politique. Petit rappel utile : le référendum d’initiative partagée, issue de la révision de la Constitution de 2008, permet de lancer un référendum sur un sujet relatif à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics, à condition de rassembler le soutien de 185 parlementaires (soit un cinquième des membres du Parlement) et 4,7 millions d’électeurs (un dixième du corps électoral).

La première condition a été largement remplie sur ADP, avec 248 parlementaires (voir la liste). Comme le prévoit la loi, le Conseil constitutionnel a vérifié que cette condition était bien remplie. Mais à cette occasion, le gouvernement s’est lancé dans une véritable bataille juridique pour tenter de convaincre les Sages que le processus était ici contraire à la Constitution.

Pourquoi ? La privatisation des Aéroports de Paris est permise par la loi Pacte, adoptée définitivement par le Parlement le 11 avril dernier. Or le RIP ne peut porter sur une disposition promulguée, c’est-à-dire dont les décrets d’application ont été signés par le chef de l’Etat, depuis moins d’un an. La demande de RIP a elle été envoyée au Conseil constitutionnel par les parlementaires d’opposition le 10 avril, soit un jour avant le vote définitif du projet de loi, et donc largement avant la promulgation. Le Conseil a donc estimé que le processus était valide.

« Manœuvre » et « détournement »

Ce n’était pas l’avis du gouvernement. Avant que les Sages ne prennent leur décision, le secrétaire général du gouvernement, Marc Guillaume, a fait valoir dans un courrier adressé au président du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius, que le processus était dans le cas présent « contraire à la Constitution ». Il dénonçait une « manœuvre » et un « détournement » de l’opposition.

Avis appuyé, après la décision du Conseil, par une tribune publiée par Le Monde par deux constitutionnalistes. Ils qualifient le processus du RIP sur ADP de « détournement de la procédure parlementaire », de contraire à « l’esprit » de la Constitution et, in fine, de problème démocratique. Deux jours après, un autre professeur de droit, accompagné d’un politiste, répondent que « le Conseil constitutionnel n’a commis ni faute juridique, ni faute politique ».

RIP validé : « Le Conseil ne pouvait pas faire autrement » selon Jean-Jacques Hyest (ancien membre du Conseil constitutionnel)

Aux yeux de l’ancien membre du Conseil constitutionnel, Jean-Jacques Hyest, qui vient de quitter l’institution en mars dernier, la décision de ses anciens collègues est bien fondée. « La loi n’était pas promulguée quand le Conseil a été saisi. Ensuite, le Conseil a appliqué strictement l’article 11 de la Constitution, à la lettre » affirme à publicsenat.fr Jean-Jacques Hyest. S’il admet que « les députés et sénateurs ont été habiles », cet ancien sénateur UMP souligne que « le Conseil ne pouvait pas faire autrement ». Il ajoute qu’« effectivement, l’idée du RIP est de ne pas faire en sorte qu’on remette en cause les lois en permanence. Mais là, ce n’est pas le cas, car c’était antérieur à la promulgation. C’est tout. Ils ne peuvent pas contester la décision du Conseil ».

Si les opposants à la privatisation d’ADP arrivent à rassembler les 4,7 millions de signatures, le référendum aura lieu, sauf si l’Assemblée nationale et le Sénat examinent la proposition de loi qui porte ce RIP. Un obstacle de plus qu’avaient imaginé les auteurs de la révision de Constitution de 2008. Mais si l’exécutif cherchait ici à mettre un coup d’arrêt au référendum, Patrick Kanner prévient qu’« il y aura là un risque politique majeur ». Si le processus va au bout, on pourrait imaginer l’organisation d’un référendum fin 2020 ou début 2021. Pour le moment, le gouvernement a fait savoir que le processus de privatisation était suspendu. Une forme de première victoire, pour les opposants.

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La Cour des comptes tacle les privatisations d'ADP et de la Française des jeux

20 Mai 2019, 09:13am

Publié par Libération, 15/05/2019

Le contrôleur des comptes publics estime qu'il s'agit d'un processus «complexe et injustifiée» pour, au final, investir 250 millions d'euros par an dans des actions d'innovation.

N’en jetez plus la cour est pleine. Les privatisations voulues et programmées par le gouvernement d’Edouard Philippe avaient déjà du plomb dans l’aile. Le 9 mai, le Conseil constitutionnel a validé le lancement d’un référendum d’initiative populaire (RIP) sur la cession des parts de l’Etat dans les aéroports parisiens (ADP). A ce coup d’arrêt politique, la Cour des comptes vient adresser un avertissement technique. Dans son rapport sur le budget de l’Etat en 2018, diffusé ce matin, le contrôleur des comptes publics qualifie le fonds pour l’innovation et l’industrie «de mécanique budgétaire complexe et injustifiée». Or c’est justement ce fonds qui doit être alimenté par une dotation de 10 milliards d’euros, provenant des recettes de privatisation d’Aéroports de Paris et de la Française des jeux. La Cour des comptes relève cependant que seuls 250 millions d’euros seront effectivement affectés à des investissements en matière d’innovation. En effet les 10 milliards récoltés à l’issue des privatisations sont stockés sur un compte en banque. Seuls les intérêts produits par cette somme pourront être utilisés. Les placements sans risque n’étant pas très rémunérateurs par les temps qui courent, les 10 milliards d’euros ne produiront que 250 millions d’intérêts par an.

Tout ça pour ça, laisse entendre la Cour des comptes qui fustige «des opérations inutilement compliquées», tout en s’inquiétant d’une dotation «pas réellement sanctuarisée». En clair, les 10 milliards d’euros issus des privatisations pourraient un jour ou l’autre être récupérés par l’Etat, au cas où il ait besoin de recettes budgétaires supplémentaires.

Attaque en règle

Pas avare de critiques sur cette affaire, les magistrats de la Cour constatent également que le fonds pour l’innovation a été constitué en 2018, avant même que les 10 milliards d’euros issus des privatisations ne soient entrés dans ses caisses. Et pour cause, la vente des participations de l’Etat dans ADP et la Française des jeux nécessite une loi qui vient d’être votée. En outre la procédure de référendum d’initiative populaire pour les aéroports parisiens va, au mieux, décaler l’opération de plusieurs mois, voire l’annuler.

Comme il fallait néanmoins trouver 10 milliards d’euros tout de suite, Bercy a temporairement mis dans ce fonds destiné à l’innovation ses actions dans Thales et EDF. Deux entreprises dans lesquelles il est présent au capital. Pour autant, ce fonds auquel tient tant le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, n’a financé aucune entreprise en 2018, comme le relève perfidement la Cour. Elle indique d’ailleurs qu’il aurait finalement été plus efficace et rapide de prévoir une ligne budgétaire de 250 millions d’euros, affectée à l’innovation dans le budget de l’Etat. Sollicité par Libération sur cette attaque en règle, Bercy n’a pas fait le moindre commentaire. Il semblerait même que les services du ministère avaient quelques difficultés à se procurer le rapport, à la veille de sa diffusion. Le cordonnier est toujours le plus mal chaussé.

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Privatisaion ADP : un recours citoyen au conseil constitutionnel

9 Mai 2019, 08:14am

Publié par La CGT d’ADP

Un recours citoyen appelé "Porte Etroite" a été déposé lundi 6 mai au Conseil Constitutionnel.

 

Il vient joindre le RIP et la saisine du CC et appelle à une mobilisation citoyenne.

 

La CGT ADP  est signataire de cette pétition.

 

Nous vous laissons prendre connaissance du mémoire de la porte étroite en pièce jointe.

Privatisaion ADP : un recours citoyen au conseil constitutionnelPrivatisaion ADP : un recours citoyen au conseil constitutionnel

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La CGT à l'origine du permier RIP

7 Mai 2019, 08:14am

Publié par La CGT

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Privatisation d’ADP : Tremblay-en-France mène la fronde

6 Mai 2019, 08:58am

Publié par Le Parisien, 5/05/2019

Le maire (FG) François Asensi organise ce mardi une réunion publique pour s’opposer au projet du gouvernement. Il sera entouré de nombreux élus, inquiets des conséquences sur l’emploi local.

« Cet aéroport est en grande partie sur ma ville : plus de 800 ha. J’ai mon mot à dire ! » Offensif, François Asensi, le maire (FG) de Tremblay-en-France, ne veut pas de la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP), la société qui exploite Roissy Charles-de-Gaulle.

Si la loi Pacte - prévoyant la cession au privé des parts de l’Etat, pour l’instant propriétaire de 50,6 % du groupe - a été adoptée définitivement, l’édile a décidé de mener la fronde. Ce mardi, une réunion publique* est prévue avec des parlementaires de tous bords politiques.

Sa crainte principale concerne l’emploi. « Aujourd’hui, 1 243 habitants travaillent sur le site, soit 9 % des actifs de ma commune », chiffre le maire. « Or, si l’Etat n’est plus propriétaire d’ADP, il n’a plus les moyens d’intervenir pour protéger les emplois ! Est-ce raisonnable sur un territoire déjà touché par le chômage (NDLR : 15,7 %, contre 11 % au niveau national) ? »

François Asensi craint aussi que le « développement à tous crins » de l’aéroport ne crée « encore plus de nuisances pour les habitants. « L’arrivée d’un quatrième terminal augmentera le nombre de mouvements d’avions par jour, a minima 500 en plus. Cela va poser de nouveaux soucis de sonorisation et de pollution », analyse-t-il, précisant qu’un pan de sa ville situé sous les couloirs aériens doit « adapter les constructions » aux nuisances.

« Un coup politique pour taper sur Macron »

Localement, plusieurs parlementaires de tous bords politiques le rejoignent sur le sujet, et devraient participer à sa réunion : Clémentine Autain (FG), Alain Ramadier (LR), Boris Vallaud (PS)…

Mais d’autres sont en désaccord, comme Vincent Capo-Canellas, sénateur (UDI) et ancien maire du Bourget. « Cette privatisation est devenue un coup politique pour taper sur Macron », s’agace le parlementaire, aussi rapporteur du budget aéroportuaire au Sénat et fin connaisseur du dossier.

Il s’étonne de la « coalition » mêlant France Insoumise, LR et PS sur le sujet : « Quand je regarde le programme de Fillon, ex-candidat (LR) à la présidentielle, il était pour la privatisation à tout-va ! Et sous Jospin, il y en a eu également ! »

50 000 emplois créés avec le T4 ?

Par ailleurs, le sénateur se félicite que certains amendements « régulant la privatisation » aient été intégrés à la loi Pacte : « Nous aurons des garanties sur les investissements, les emplois ! »

Et s’agissant des conséquences négatives pour le territoire, le centriste n’est pas d’accord : « Rappelons qu’il existe un important projet d’investissement pour le terminal 4. Il sera pourvoyeur d’emploi pour les habitants du territoire ! »

Le groupe ADP assure, en effet, que cette nouvelle infrastructure entraînerait la création de 50 000 emplois directs, une fois achevée dans sa totalité, c’est-à-dire vers 2037. Un chiffre déjà contesté par de nombreux opposants.

*à 20 heures à l’Espace Jean-Ferrat

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Photo du 18 avril 2019 sur Orly

30 Avril 2019, 08:07am

Publié par La CGT d’ADP

Photo de Philippe SINTES

Photo de Philippe SINTES

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