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Le blog  de la CGT d'Aéroports de Paris

Vinci installé aux commandes, le pacte d'actionnaires signé à Saint-Exupéry : et maintenant ?

16 Janvier 2017, 23:35pm

Publié par Lyon Entreprises - 15/01/2017

Vinci, le nouvel opérateur de Lyon-Saint Exupéry est désormais installé aux commandes de l'aéroport. Certes, il s'agit du n°1 mondial du BTP, déjà titulaire de la concession de 35 aéroports dans le monde et très fort en lobbying, mais réussira-t-il à briser les chaînes qui entravent le développement de l'aéroport rhônalpin ? Ce sera difficile...

 

C'est fait. C'est le consortium mené par le n° 1 mondial du BTP, Vinci qui est aux commandes de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, avec à ses côtés deux partenaires financiers, la Caisse des Dépôts et Crédit Agricole Assurances. Ils détiennent jusqu’au 31 décembre 2047, 60 % du capital de l'aéroport commercial de Lyon Saint-Exupéry et de celui dédié aux avions d'affaires et de tourisme de Lyon Bron, troisième aéroport d’aviation d’affaires de France. Mais ils ne sont pas les seuls à figurer au conseil d'administration puisque quatre actionnaires historiques sont également présents : la CCI d'abord, avec 25 % du capital, la région (5 %), la Métropole lyonnaise (5 %) et le département (5 %). D'où la signature d'un « pacte d'actionnaires » qui a permis à tout le monde de se mettre d'accord sur les objectifs.

 

« Un aéroport européen majeur... »

Résumé en quelques lignes de ce pacte d'actionnaires : « L'ambition partagée des actionnaires est de consolider le positionnement de Lyon-Saint-Exupéry comme l’une des premières portes d’entrée aérienne en France et un aéroport européen majeur, à la hauteur des ambitions du territoire, tout en offrant la meilleure qualité de service aux passagers et en respectant une performance environnementale exemplaire. » Pas difficile d'obtenir un tel consensus dans la mesure, on le sait où Lyon-Saint Exupéry est bien en de-ça de son potentiel puisqu'il est le 47ème aéroport européen en terme de trafic alors qu'il devrait figurer dans le top ten, étant donné le poids de la Métropole lyonnaise et de la région Auvergne-Rhône-Alpes. La signature de ce pacte a permis à chacun des actionnaires minoritaires de hausser le menton et de faire acte de volontarisme à peu de frais, concernant l'avenir de l'aéroport. Ils ne feront pas que de la figuration dit le pacte : « L’ensemble des partenaires est étroitement associé aux projets stratégiques d’Aéroports de Lyon », est-il précisé. « Mieux connecter Lyon aux grands hubs internationaux, notamment asiatiques »

 

« La Région souhaite un projet ambitieux, Vinci Airports peut être assuré du soutien vigilant d’Auvergne-Rhône-Alpes pour notamment faire de Saint-Exupéry un point d’ancrage fort pour le développement de notre territoire régional », a lancé à cette occasion Laurent Wauquiez, président de la Région. Gérard Collomb, président de la Métropole a de son côté été plus précis quant aux objectifs que Vinci devrait viser : « Il faut conquérir de nouvelles liaisons pour renforcer l’offre « moyen-courrier » en Europe de Saint Exupéry et mieux connecter Lyon toute l’année aux grands hubs intercontinentaux, notamment asiatiques. Nous attendons beaucoup en ce sens de l’expérience et du réseau international de Vinci Airports. » « Nous sommes convaincus que cette nouvelle équipe portera la dynamique de développement des aéroports Lyon-Saint Exupéry et Bron au bénéfice du business international de nos entreprises et de l’attractivité du territoire » s'est enfin exclamé de son côté Emmanuel Imberton, président de la CCI Lyon Métropole, par ailleurs nommé à la vice-présidence de l'aéroport. La question est de savoir si l'arrivée d'un actionnaire privé majoritaire à la place de l'Etat va-t-elle changer la donne ? Ses contacts permanents avec les grandes compagnies aériennes mondiales devrait permettre l'arrivée de nouveaux acteurs sur le tarmac de St Ex, même si l'ancienne direction avait su se montrer persuasive et efficace ces dernières années.

 

Des décisions très politiques

Ce qui est sûr aussi c'est que face aux autorités comme la DGAC (Direction Générale de l'Aviation Civile) qui octroie les nouveaux droits de trafic, une entreprise privée comme Vinci sera plus offensive, c'est sûr et bénéficiera grâce à la concession de ses trente-cinq aéroports dans le monde, d'un poids non négligeable. D'autant que c'est Alain Notebaert, le président de Vinci Airport, lui-même, qui prend la présidence du conseil de surveillance des aéroports de Lyon. Mais il faut savoir que la DGAC ne fait qu'obéir en fait à des décisions très politiques. En témoignent deux exemples concernant Saint-Ex. Pour ne pas déplaire à Air France, l'Etat se refuse obstinément à octroyer les sept liaisons hebdomadaires que demande la compagnie du Golfe Emirates au lieu de cinq actuellement, alors que cette liaison constitue un vrai succès. En revanche, ce qui paraît tout aussi aberrant, il a octroyé des droits de trafic à Qatar Airways sur St-Ex : contrepartie politique arrachée par l'émir qatari suite à la vente d'avions Rafales à ce micro-Etat du Golfe... Il n'est donc pas sûr du tout que Vinci, malgré son entregent réussisse à changer cet état de fait. Mais à force d'insistance, de persuasion et d'arguments économiques, le nouvel opérateur peut améliorer peu à peu la situation et étoffer les liaisons intercontinentales qui manquent cruellement à Saint-Exupéry, et notamment en direction de l'Asie. Ce sera compliqué, difficile. En revanche, le nouvel opérateur de l'aéroport rhônalpin bénéficiera à partir de septembre 2017 d'un nouvel outil de poids : un terminal 1 flambant neuf apte à traiter nettement plus de dix millions de passagers (9,5 millions en 2016). La barre au-delà de laquelle un aéroport acquiert une véritable crédibilité européenne. Avec une croissance du trafic de l'ordre de 5/6 %, on devrait y arriver cette année ...enfin !

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Paris Aéroport : 97,2 millions de passagers en 2016 (+1,8%)

16 Janvier 2017, 09:26am

Publié par La CGT d’ADP

Paris Aéroport (Groupe ADP) a accueilli un total de 97,2 millions de passagers en 2016, soit une hausse de 1,8 % par rapport à l’année précédente, dont 65,9 millions à Paris-Charles de Gaulle (+ 0,3 %) et 31,3 millions à Paris-Orly (+ 5,3 %). Le trafic a augmenté de 1,5 % au 1er semestre et de 2,1 % au 2nd semestre.

 

Le trafic international (hors Europe) est en légère progression (+0,4%) avec une croissance sur les faisceaux DOM-COM (+ 4,8 %), Moyen-Orient (+ 3,6 %), Amérique Latine (+ 2,0 %), Afrique (+ 1,9 %) et Amérique du Nord (+ 0,1 %). Seul le faisceau Asie-Pacifique est en retrait (- 6,7 %) du fait notamment de la baisse du trafic avec le Japon et la Malaisie.

 

Le trafic Europe (hors France) est en progression (+ 3,4 %), tiré par le dynamisme des compagnies low-cost.

 

Le trafic France est en croissance (+ 1,1 %).

 

Le nombre de passagers en correspondance progresse de 1,2 %. Le taux de correspondance s’est établi à 23,9 %, en diminution de 0,1 point.

 

Le trafic de TAV Airports, dont le Groupe ADP détient 38 % du capital, est en croissance de 2,0 % en 2016, à 104,4 millions de passagers.

 

Le trafic de l’aéroport de Santiago du Chili, dont le Groupe ADP détient 45 % du capital, est en hausse de 11,3 % sur l’année 2016, à 19,2 millions de passagers.

 

Trafic du mois de décembre 2016

En décembre 2016, le trafic de Paris Aéroport est en hausse de 8,8 % par rapport à décembre 2015 avec 7,7 millions de passagers accueillis, dont 5,2 millions à Paris-Charles de Gaulle (+ 7,5 %) et 2,5 millions à Paris-Orly (+ 11,5 %).

 

Pour mémoire, les évènements survenus à Paris et à Saint-Denis le 13 novembre 2015 avaient impacté le trafic des aéroports parisiens, avec une baisse du trafic de 2,8 % en décembre 2015 par rapport à décembre 2014.

 

Le trafic international (hors Europe) est en progression (+ 7,7 %) sur tous les faisceaux Moyen-Orient (+ 14,6 %), Afrique (+ 9,7 %), Asie-Pacifique (+ 7,1 %), Amérique Latine (+ 6,6 %), Amérique du Nord (4,8 %) et DOM-COM (3,2 %).

 

Le trafic Europe (hors France) est en forte progression (+ 11,4 %).

 

Le trafic France est en croissance (+ 5,6 %).

 

Le nombre de passagers en correspondance augmente de 1,5 %. Le taux de correspondance s’est établi à 24,6 %, est en retrait de 1,6 point par rapport à décembre 2015.

 

Le trafic de TAV Airports, dont le Groupe ADP détient 38 % du capital, est en croissance de 2,3 % au mois de décembre 2016.

 

Le trafic de l’aéroport de Santiago du Chili, dont le Groupe ADP détient 45 % du capital, est en hausse de 15,1 % au mois de décembre 2016.

 

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Allemagne : un projet de loi pour lutter contre les inégalités salariales H/F

14 Janvier 2017, 00:48am

Publié par La CGT d’ADP

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Paris Aéroport à +1,8% en 2016

13 Janvier 2017, 12:22pm

Publié par Déplacementspro du 12/01/2016

Malgré le contexte de crise et d’attentats, les aéroports de Paris ont enregistré une hausse de 1,8% de leur trafic en 2016, avec + 0,3% pour Roissy CDG et +5,3% à Orly.
Paris Aéroport a accueilli un total de 97,2 millions de passagers en 2016, soit une hausse de 1,8% par rapport à l'année précédente, dont 65,9 millions à Paris - Charles de Gaulle (+ 0,3%) et 31,3 millions à Paris - Orly (+ 5,3%).
Le trafic a augmenté de 1,5% au 1er semestre et de 2,1% au 2nd semestre.
Le trafic international (hors Europe) est en légère progression (+ 0,4%) avec une croissance sur les faisceaux suivants : DOM - COM (+ 4,8%), Moyen - Orient (+ 3,6%), Amérique Latine (+ 2,0%), Afrique (+ 1,9%) et Amérique du Nord (+ 0,1%). Seul le faisceau Asie - Pacifique est en retrait ( - 6,7 %) du fait notamment de la baisse du trafic avec le Japon et la Malaisie ; Le trafic Europe (hors France) est en progression (+ 3,4%) , tiré par le dynamisme des compagnies low - cost ; Le trafic France est en croissance (+ 1,1%) ; Le nombre de passagers en correspondance progresse de 1,2%. Le taux de correspondance s'est établi à 23,9%, en diminution de 0,1 point.
Le trafic de TAV Airports, dont le Groupe ADP détient 38% du capital, est en croissance de 2,0% (1) en 2016, à 104,4 millions de passagers. Le trafic de l'aéroport de Santiago du Chili, dont le Groupe ADP détient 45% du capital, est en hausse de 11,3% sur l'année 2016, à 19,2 Millions de passagers.

La reprise, +8,8% en décembre 2016
En décembre 2016, le trafic de Paris Aéroport est en hausse de 8,8% par rapport à décembre 2015 avec 7,7 millions de passagers accueillis, dont 5,2 millions à Paris - Charles de Gaulle (+ 7,5 %) et 2,5 millions à Paris - Orly (+ 11,5%). Mais la comparaison est, il est vrai, faussée par les chiffres de 2015 qui avaient souligné une baisse de 2,8% en raison des attentats de Paris en novembre.
Dans ces conditions, les résultats semblent mirifiques. Le trafic international (hors Europe) enregistre des progressions spectaculaires (+ 7,7%) sur tous les faisceaux : Moyen - Orient (+ 14,6%), Afrique (+ 9,7%), Asie - Pacifique (+ 7,1%), Amérique Latine ( + 6,6%), Amérique du Nord (4,8%) et DOM - COM (3,2%) ; Le trafic Europe (hors France) est en forte progression également, et pour les mêmes – mauvaises – raisons : + 11,4 % ; le trafic France est en croissance de 5,6 %).
Le nombre de passagers en correspondance augmente de 1,5%. Le taux de correspondance s'est établi à 24,6%, est en retrait de 1,6 point par rapport à décembre 2015.
Le trafic de TAV Airports, dont le Groupe ADP détient 38 % du capital, est en croissance de 2,3 % au mois de décembre 2016. Le trafic de l'aéroport de Santiago du Chili, dont le Groupe ADP détient 45 % du capital, est en hausse de 15,1 % au mois de décembre 2016.

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Vrai/Faux : Plus de visites médicales depuis le 1er janvier 2017 ?

13 Janvier 2017, 10:45am

Publié par La CGT d’ADP

Vrai/Faux : Plus de visites médicales depuis le 1er janvier 2017 ?

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Loi Travail : la réforme de l'inaptitude physique précisée

12 Janvier 2017, 13:04pm

Publié par La CGT d’ADP

Le décret n°2016-1908 du 27 décembre 2016* précise les dispositions de la loi Travail** relatives à la réforme de la médecine du travail et à l'inaptitude physique. Nous vous présentons les modifications relatives à l'examen de reprise, à la procédure d'inaptitude physique et à la contestation des avis médicaux. Les mesures concernant la nouvelle visite d'information et de prévention sont publiées dans un article du 4 janvier 2017***.

Nouveauté relative à l'examen de reprise

 

Le salarié bénéficie toujours d'un examen de reprise du travail par le médecin du travail après un congé maternité, après une absence pour cause de maladie professionnelle et après une absence d'au moins 30 jours pour cause d'accident du travail, de maladie ou d'accident non professionnel.

 

Mais le décret ajoute que l'employeur doit saisir le service de santé au travail dès qu'il a connaissance de la date de la fin de l'arrêt de travail. Ce dernier organise l'examen de reprise le jour de la reprise effective du travail par le travailleur, et au plus tard dans un délai de huit jours qui suivent cette reprise.

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Les décrets sur la loi Travail : le calendrier sera tenu

11 Janvier 2017, 02:42am

Publié par La CGT d’ADP

Le gouvernement tiendra le calendrier posé par la loi pour la majeure partie de ses dispositions qui doivent entrer en vigueur au 1er janvier 2017.

 

Certains décrets, a indiqué Jean-Henri Pyronnet, sont à la signature de Matignon et devraient donc être publiés dans les tout prochains jours.

 

• Référendum d’entreprise

Parmi ces textes figure notamment le décret d’application de l’article 21 de la loi fixant les conditions de consultation des salariés en l’absence d’accord majoritaire, dit « référendum d’entreprise ». La loi Travail modifie, en effet, les règles de validité des accords collectifs d’entreprise et d’établissement en imposant le principe de l’accord majoritaire à 50 % des suffrages exprimés en faveur d’organisations représentatives au premier tour des dernières élections ou à défaut, à 30 %, mais avec en ce cas une consultation des salariés à la demande des organisations syndicales signataires est nécessaire pour garantir sa validité. Ces règles s’appliquent depuis le 9 août 2016 aux accords de préservation ou de développement de l’emploi, et à compter du 1er janvier 2017 aux accords sur la durée du travail, les repos et les congés. Le principe devrait être généralisé au 1er septembre 2019 aux autres accords collectifs (à l’exception des accords de maintien dans l’emploi). Un décret à paraître fixe les modalités de consultation des salariés dans le cadre de ce « référendum d’entreprise ».

Selon la dernière version du projet de décret consulté par la Semaine sociale Lamy, les consultations pourront être organisées par voie électronique dans les mêmes conditions que le vote électronique pour les élections professionnelles, par simple décision unilatérale de l’employeur. Les organisations signataires devront notifier par écrit leur demande d’organiser la consultation dans un délai d’un mois et fixer dans un protocole les modalités de consultation des salariés. Le protocole fixera notamment la liste des salariés couverts par l’accord et donc visés par la consultation. Le protocole devra être porté à la connaissance des salariés quinze jours avant l’organisation des élections. Le tribunal d’instance sera compétent en cas de litige sur l’organisation du scrutin et statuera en la forme des référés.

 

• Dématérialisation du bulletin de paye

À paraître aussi très prochainement, le décret d’application de l’article 54 de la loi Travail qui permet au 1er janvier prochain à l’employeur de proposer au salarié de lui remettre son bulletin de paye sous format électronique. Le décret prévoit, a indiqué Jean-Henri Pyronnet, que ces documents seront accessibles, et les données qu’ils contiennent tenues confidentielles, pour chaque bulletin pendant cinquante ans à compter de son émission ou jusqu’aux soixante-quinze ans de la personne. Conformément à la loi, les bulletins de paye seront consultables par l’intermédiaire du compte personnel d’activité. Il s’agit, selon le sous-directeur, d’une obligation de conservation bien plus importante que celle qui pèse aujourd’hui sur l’employeur. Par ailleurs, la conservation des bulletins de paye ne dépend plus de l’existence de l’entreprise. Une sécurité supplémentaire pour les salariés.

 

• Plateforme de mise en relation professionnelle

Le décret d’application de l’article 60 relatif aux plateformes est également sur le point d’être publié. Selon la dernière mouture du décret consultée par la Semaine sociale Lamy, la plateforme devra prendre à sa charge 80 % de la cotisation forfaitaire ATMP (« 80 % du taux de la cotisation due au titre des accidents du travail et des maladies professionnelles appliqué au salaire minimum prévu au premier alinéa de l’article L. 434-16 du Code de la sécurité sociale »), la contribution à la formation professionnelle ainsi que les frais d’accompagnement et l’indemnité versée pour compenser la perte de revenus occasionnée par l’accompagnement à la validation des acquis de l’expérience (VAE) pour tout travailleur indépendant qui réalise sur la plateforme un chiffre d’affaires annuel égal ou supérieur 5 000 euros. L’indemnité versée pour compenser la perte de revenus occasionnée par l’accompagnement à la VAE serait versée dans la limite de vingt-quatre heures, le taux horaire étant égal à celui du SMIC. Par ailleurs, les frais d’accompagnement à la VAE pris en charge par la plateforme seraient ceux exposés par la personne pour réaliser les actions définies aux articles R. 6423-2 et R. 6423-3 du Code du travail, dans la limite de 1 000 euros.

 

À PARAÎTRE D’ICI AU 31 DÉCEMBRE 2016

 

• Adresses des branches

L’article 24 de la loi oblige les entreprises à transmettre leurs accords collectifs relatifs à la durée du travail, au travail à temps partiel et intermittent, aux congés et au compte épargne-temps à une commission permanente paritaire de négociation et d’interprétation au niveau de la branche, qui transmet ensuite au ministère du Travail les accords qu’elle reçoit afin qu’ils soient rendus publics.

 

• Accord de préservation ou de développement de l’emploi

Les décrets d’application de l’article 22 de la loi concernant les accords de préservation ou de développement de l’emploi (APDE) devraient également être publiés d’ici à la fin de l’année, a indiqué la DGT. Il s’agit notamment des modalités du parcours d’accompagnement personnalisé pour les salariés licenciés pour avoir refusé l’application de l’APDE et des conditions dans lesquelles l’accompagnement personnalisé est assuré par Pôle emploi.

Moins consensuel et donc faisant toujours l’objet de concertation entre le cabinet et les partenaires sociaux, le montant de la rémunération minimale maintenue au profit du salarié qui accepte l’application de l’APDE (période de référence, éléments entrant dans l’assiette, etc.). Pour mémoire, la loi prévoit que « lorsqu’un accord d’entreprise est conclu en vue de la préservation ou du développement de l’emploi, ses stipulations se substituent de plein droit aux clauses contraires et incompatibles du contrat de travail, y compris en matière de rémunération et de durée du travail »(C. trav., art. L. 2254-2.-I), sans pouvoir diminuer la rémunération mensuelle du salarié. La DGT souhaiterait fixer dans le cadre des dispositions supplétives le montant de la rémunération minimale garantie, tout en laissant la possibilité aux partenaires sociaux de la moduler par accord collectif, conformément à la nouvelle architecture du Code du travail. Seraient retenus pour déterminer l’assiette de la rémunération minimale garantie, des éléments de rémunération tels que soumis à cotisations de sécurité sociale et déjà déclarés aux organismes sociaux. Concernant la période de référence, une des pistes en discussion serait, a confirmé la DGT, les trois derniers mois de rémunération versés, sans neutralisation des périodes de maladie.

 

Le décret sera présenté au Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles (Cnefop) le 13 décembre et à la sous-commission des conventions et des accords de la Commission nationale de la négociation collective, le 22 décembre.

 

• Formations communes

Seront aussi fixées avant la fin de l’année les modalités de formations communes aux employeurs et aux salariés, ou leurs représentants, parties à la négociation collective ; ces formations sont, pour mémoire, ouvertes également aux magistrats, fonctionnaires, etc. (art. 33 de la loi). Le décret définira notamment le rôle l’institut national du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle désigné par la loi comme acteur majeur de la mise en œuvre de ces formations, ainsi que le statut des personnes qui y participeront. Le congé de formation économique, sociale et syndicale pourra être mobilisé pour indemniser les salariés en formation. Pour ceux qui ne seraient pas éligibles à ce congé, l’employeur pourra financer ces actions sur le plan de formation de l’entreprise.

 

• Amiante

Le décret technique de repérage avant travaux amiante est également prêt et sera publié avant la fin de l’année avec une montée en charge progressive des délais d’application en fonction des situations, a indiqué Yves Struillou.

 

• Inspection du travail

Autre décret qui occupe, cette fois ci, le service de l’animation territoriale de la politique du travail et de l’action de l’inspection du travail (SAT) de la DGT, le décret en Conseil d’État relatif au code de déontologie du service public de l’inspection du travail. Pour ce texte, les procédures de consultations ont été engagées.

 

À PARAÎTRE AU PREMIER TRIMESTRE 2017

 

Enfin, à paraître au premier trimestre 2017 les décrets d’application suivants :

  • les conditions dans lesquels un salarié au forfait en jours, élu ou désigné représentant du personnel, peut utiliser son crédit d’heures lorsque son solde est inférieur à quatre heures de mandat ce qui correspond, pour ces salariés, à l’équivalent d’une demi-journée de mandat en application de l’article 28 de la loi Travail. La DGT a indiqué que sur ce point, elle ne créera pas de durée horaire pour les salariés en forfaits jours mais recherchera une règle d’équivalence entre une durée de mandat et un temps de travail. Règle d’équivalence déjà abordée par le législateur, a par ailleurs indiqué Jean-Henri Pyronnet, dans le cadre de la loi Rebsamen du 17 août 2015 pour le personnel de l’aviation civile ;

     

  • les modalités d’entrée en vigueur au 1er juillet 2017 des commissions paritaires régionales interprofessionnelles (CPRI), adossées à la représentativité patronale. Un décret à paraître fin janvier-début février doit préciser les modalités d’information des organisations syndicales et patronales du nombre de sièges dont elles disposent, de manière à ce qu’elles désignent leurs candidats au deuxième trimestre 2017. Il fixera le cadre général de l’exercice de leur mandat et de la constitution des CPRI ;

     

     

  • la publicité des accords collectifs au 1er septembre 2017 nécessite également pour la DGT d’engager un gros travail technique, notamment avec les éditeurs privés. Côté ministériel, c’est l’éditeur public de référence, la Direction de l’information légale et administrative (DILA) qui assurera la publicité de ces accords ;

     

  • enfin, la DGT préparera pour le premier trimestre 2017 l’instance spécifique de dialogue applicable dans les réseaux de franchise.

     

    Semaine Sociale Lamy, Nº 1748, 12 décembre 2016

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