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Le blog  de la CGT d'Aéroports de Paris

la loi travail XXL par ordonnances

5 Juillet 2017, 05:46am

Publié par La CGT d’ADP

la loi travail XXL par ordonnances

Procédure d’adoption d’une ordonnance :

1- Loi d’habilitation : Une loi adoptée au Parlement habilite le gouvernement à légiférer par ordonnance sur certains points qui relèvent normalement de la loi (et donc du Parlement). Cette loi d’habilitation précise dans quel délai doivent être adoptées en Conseil des ministres la ou les ordonnances. Elle précise aussi dans quels délais ces ordonnances doivent être ratifiées par le Parlement. Le projet de loi d’habilitation doit être soumis pour avis au Conseil d’Etat et examiné en Conseil des ministres.

2- Ordonnance : La ou les ordonnances sont adoptées en Conseil des ministres. Elles doivent être soumises pour avis au Conseil d’Etat. Comme ce sont des ordonnances relevant du droit du travail, elles doivent également être soumises à consultation de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC), du Conseil d’orientation des conditions de travail (COCT) et du Conseil supérieur de la prud’homie (CSP), puisqu’elles concerneraient aussi les prud’hommes.

3- Loi de ratification : Une loi de ratification doit être adoptée par le Parlement dans le délai imparti. Cette loi se contente, sans pouvoir les modifier, de valider les ordonnances. Si cette loi n’est pas adoptée, les ordonnances perdent leur force contraignante.

Calendrier indicatif de la procédure :

1. Des échanges bilatéraux entre le ministère du Travail et chaque organisation syndicale de salariés et d’employeurs sont programmés du 9 juin au 21 juillet. C’est ce que le gouvernement nomme des concertations.

2. Le gouvernement élabore un projet de loi d’habilitation précisant les mesures très générales qu’il entend prendre, les domaines du droit concernés, le délai dans lequel il doit déposer le projet de loi devant les assemblées pour ratification.

Ce projet de loi d’habilitation a été examiné par le Conseil d’Etat le 14 juin.

Le projet de loi d’habilitation est à l’ordre du jour du Conseil des ministres le 28 juin.

3. Le gouvernement dépose le projet d’habilitation devant le Parlement. Il est prévu que le Parlement examine le projet de loi d’habilitation, qui autorise le gouvernement à prendre des mesures par ordonnance, et l’adopte entre le 24 et le 28 juillet.

4. Les ordonnances seront adoptées en conseil des Ministres et signées par le Président de la République, le 20 septembre.

Les ordonnances sont promulguées et entrent en vigueur immédiatement, soit le 21 septembre, alors même que le Parlement ne les a pas examinées. Elles prennent la forme d’un règlement et ont une valeur inférieure à la loi.

5. Le gouvernement présente un projet de loi de ratification de l’ordonnance, qui peut intervenir plusieurs années après l’entrée en vigueur (la loi d’habilitation fixe le délai, pour l’instant il serait de trois mois). Si ce projet de loi n’est pas déposé avant la date fixée par la loi d’habilitation, les ordonnances deviennent caduques, c’est-à-dire perdent leur force contraignante.

6. Une fois le projet de loi de ratification déposé, soit le Parlement ratifie l’ordonnance qui prend alors valeur de loi, soit il la rejette, auquel cas elle ne disparait pas, mais elle conserve sa valeur règlementaire (mais avec un régime très particulier), ce qui concrètement aurait pour effet de leur faire perdre leur force contraignant

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La précarité comme modèle social !

4 Juillet 2017, 09:30am

Publié par La CGT

La précarité comme modèle social !

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La piste des anciens de juin 2017

3 Juillet 2017, 16:13pm

Publié par La CGT d’ADP

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61% des français inquiets de la réforme du code du travail

30 Juin 2017, 19:49pm

Publié par La CGT d’ADP

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ADP "en marche" pour la privatisation ?

30 Juin 2017, 19:18pm

Publié par La CGT d’ADP

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Du rififi sur la plateforme d'Orly ?

16 Juin 2017, 13:17pm

Publié par Libération

Cet article est reposté depuis Union locale CGT Orly.

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Déclaration des Elus CGT au CE contre la discrimination syndicale

16 Juin 2017, 12:46pm

Publié par La CGT d’ADP

Pour rappel :

Dans un an à compter de la promulgation de la loi n°2016-1088 du 8 août 2016 modifiant le code du travail « le Gouvernement remettra au Parlement … un rapport sur l’état des discriminations syndicales en France réalisé sur la base des travaux du Défenseur des droits, qui fera état des bonnes pratiques observées dans les entreprises pour lutter contre ces discriminations » (chapitre 3 article 30 de la loi)

La liberté syndicale figure à la fois l’article 45 du préambule des 61« libertés et droit collectif » du nouveau Code du travail et à l’article L. 2141-1 du Code du travail.

L’employeur ne peut prendre aucune décision à l’égard du salarié au regard de son activité syndicale (article L 2141-5 du code du travail).

A défaut, le salarié pourra obtenir réparation de son préjudice intégral dont dommages et intérêts et reclassement au poste où il aurait dû être affecté en l’absence de discrimination syndicale.

La difficulté essentielle du salarié discriminé est d’établir qu’il est victime de discrimination car souvent il saisit le conseil de prud’hommes alors qu’il exerce ses fonctions, l’employeur devant de son côté justifier d’un motif objectif étranger à toute discrimination.

La discrimination syndicale prend différentes formes dans le milieu du travail :

  • la stagnation de la carrière du salarié discriminé,
  • la disparité salariale avec ses collègues,
  • la prise en compte des fonctions syndicales dans l’évaluation professionnelle du salarié,
  • sa mise à l’écart, sa stagnation de carrière 
Déclaration des Elus CGT au CE contre la discrimination syndicale

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