Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog  de la CGT d'Aéroports de Paris

La dépression de plus en plus reconnue comme maladie professionnelle

8 Août 2016, 03:48am

Publié par L'express

La dépression de plus en plus reconnue comme maladie professionnelle

L'Assurance maladie a assoupli la procédure de reconnaissance du caractère professionnel de la dépression d'un salarié.

Dans près d'un cas sur deux, les dossiers déposés aboutissent désormais. Sur quels critères? Explications. Gare à ne pas tirer de mauvaises conclusions sur les récents débats au sujet du burn-out.

En février dernier, ce syndrome d'épuisement professionnel avait été disqualifié par l'Académie de médecine, faute d'être bien défini sur le plan médical. Mais il est loin d'exclure toute reconnaissance de la souffrance psychique au travail et en premier lieu la dépression. L'Assurance maladie peut faire le lien entre l'état mental d'une personnes et des faits qui se sont produits au boulot: violences physiques ou psychologiques, sanctions injustifiées, charges de travail excessives, injonctions contradictoires, faible autonomie au travail, soutien social faible... Une dépression qualifiée d'origine professionnelle permet d'obtenir des indemnités journalières d'arrêt de travail majorées par rapport au régime classique.

Lorsque ses conséquences sont irréversibles et entraînent une incapacité permanente, la victime obtient une rente supérieure à une pension d'invalidité. Neuf fois plus d'avis favorables Souhaitant mieux prendre en charge ces risques, l'Assurance maladie a assoupli la procédure de reconnaissance depuis 2012. Conséquence : le nombre de dossiers déposés a triplé depuis 2011. Et les reconnaissances ont été multipliées par 9 depuis 2010: 394 affections psychiques ont été jugées en lien direct avec le travail l'an dernier, contre à peine 41 il y a cinq ans. Dans une grande majorité des cas, il s'agit de dépressions (77% des dossiers en 2014). Toutefois, deux autres pathologies peuvent être examinées : l'anxiété généralisée et les états de stress post-traumatique. La procédure demeure cependant méconnue. Et pour cause, elle est longue: elle dure neuf mois en moyenne.

Complexe, elle peut en décourager plus d'un. Contrairement à d'autres pathologies, comme par exemple les troubles musculo-squelettiques (TMS), la dépression n'est pas inscrite au tableau des maladies professionnelles : il faut donc prouver qu'elle a été essentiellement causée par le travail. Cela implique de démontrer qu'elle n'est pas liée à des fragilités individuelles ou des difficultés d'ordre privé...

De quoi mettre ses nerfs à rude épreuve. "Il y a beaucoup de charge émotionnelle dans ces dossiers. C'est comme un dossier aux prud'hommes", résume Marine Jeantet, directrice des risques professionnels à la Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés. Quelles démarches ?

Pour commencer, il faut avoir consulté un médecin: lorsqu'il prescrit l'arrêt de travail, il doit constater l'origine professionnelle de la dépression ou des troubles anxieux. Pour cela, il remplit un certificat médical "initial". Ce document, ainsi que l'attestation de salaire de l'employeur, doivent être joints à la "demande de reconnaissance de maladie professionnelle", dont le formulaire est disponible sur internet. La demande doit passer un filtre: celui du médecin-conseil de l'Assurance-maladie. C'est lui qui confirme la gravité de la dépression. Celle-ci ne doit pas faire de doutes sur le plan médical. Pour en juger, il s'appuie sur des éléments tangibles: consommation d'antidépresseurs, passage à l'hôpital, arrêt de travail prolongé, impact sur la vie sociale... De fait, "les personnes qui engagent une procédure de reconnaissance sont des gens déjà bien abîmés, en souffrance depuis longtemps", relève Marine Jeantet.

Etre précis et factuel

Dès réception du dossier, l'Assurance maladie va vouloir en savoir plus sur les conditions professionnelles dans lesquelles la dépression s'est déclarée.

A cette étape mieux vaut être précis sur ce qui s'est passé, en argumentant si possible à l'aide de preuves matérielles attestant du lien entre la maladie et le travail : par exemple des mails prouvant un harcèlement. Il peut être utile d'indiquer, oralement ou via les questionnaires, des contacts de personnes prêtes à témoigner...

Ces précautions permettent de faciliter l'enquête, obligatoire, des agents assermentés de l'Assurance maladie. Sans la remplacer: eux seuls sont chargés de recueillir tout témoignage ou information nécessaire à l'investigation. Pour cela, ils interrogent l'employeur ainsi que les autres acteurs (syndicats, représentants du personnel, CHSCT...).

Les troubles anxieux de la victime sont-ils vraiment et principalement provoqués par le travail? La dépression n'est-elle pas due à des fragilités antérieures de la victime ou des difficultés personnelles? Sur la base de l'enquête et après avis du médecin du travail, le Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP) est chargé de répondre à ces questions épineuses sur la base de l'enquête et après avis du médecin du travail. Dans un cas sur deux, elle rend un avis favorable. http://www.lexpress.fr/emploi/gestion-carriere/la-depression-de-plus-en-plus-reconnue-comme-maladie-professionnelle_1813312.html

Voir les commentaires

La tension au travail et le manque de reconnaissance, des risques pour la santé des salariés

6 Août 2016, 07:26am

Publié par http://www.dossierfamilial.com/emploi/conditions-de-travail/

La tension au travail et le manque de reconnaissance, des risques pour la santé des salariés

Une étude détaille les causes des risques psychosociaux, susceptibles de dégrader la santé des travailleurs. Les employeurs ont une responsabilité dans leur prévention.

Une enquête publiée mardi 19 janvier par la Direction de l’animation, de la recherche, des études et des statistiques (Dares) permet de déterminer les causes des risques psychosociaux, susceptibles de dégrader la santé des salariés, en particulier la tension au travail et le manque de reconnaissance professionnelle.

Plus les salariés s’exposent à ces risques, plus ils sont susceptibles « de présenter des symptômes dépressifs et anxieux », remarque cette administration du ministère du Travail, qui s’appuie sur des données recueillies en 2010.

Exemples

Selon l’enquête, « les employés administratifs, les ouvriers non qualifiés et les employés de commerce et de service sont plus souvent en situation d’être ‘‘tendus’’ ».

Au contraire, les cadres, « notamment les ingénieurs et les cadres techniques de l’industrie, sont soumis à une forte exigence au travail, donc au stress, mais bénéficient davantage de marges de manœuvre pour y répondre ».

L’impossibilité de mener toutes ses tâches à bien contribue au stress. « Les salariés qui déclarent ne pas avoir assez de moyens matériels, d’informations ou de coopération avec leurs collègues pour ‘‘faire correctement leur travail’’ ont une probabilité plus forte d’être tendus », explique la Dares.

Pour les salariés qui doivent remplir des objectifs chiffrés précis, le « risque de tension au travail et de manque de reconnaissance » est particulièrement fort.

Un état de santé altéré pour 20 % des salariées

Les « salariés les plus exposés aux risques psychosociaux signalent une santé mentale et physique dégradée ». 20 % des femmes déclarent un état de santé altérée, contre 16 % des hommes.

Les directions des entreprises ont un rôle à jouer dans la prévention. L’article L. 4121-1 du Code du travail oblige les employeurs à prendre « les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ».

La justice poursuit d’ailleurs d’anciens dirigeants de France Telecom (ex-Orange), après la vague de suicides de salariés du groupe, qui a mis en lumière les conséquences tragiques des méthodes de management et des réorganisations imposées dans certaines entreprises.

Voir les commentaires

Humour : Aviez vous trouvé ?

5 Août 2016, 23:02pm

Publié par La CGT d’ADP

Voir les commentaires

Histoire : les structures de la CGT

4 Août 2016, 23:46pm

Publié par La CGT d’ADP

Voir les commentaires

Le travail rend riche

3 Août 2016, 23:59pm

Publié par La CGT d’ADP

Le travail rend riche

Voir les commentaires

La France défigurée

31 Juillet 2016, 06:18am

Publié par La CGT d’ADP

La France défigurée
La France défigurée

Voir les commentaires

Les 5 chiffres clés qu'il vous faut connaître sur les travailleurs handicapés en France

30 Juillet 2016, 06:00am

Publié par Le Figaro

Les 5 chiffres clés qu'il vous faut connaître sur les travailleurs handicapés en France

Une personne sur 2 sera atteinte par le handicap au cours de sa vie, de manière ponctuelle ou définitive. Une situation qui rend souvent difficile le maintien dans l'emploi et réduit la capacité à retrouver un poste.

● 1 personne sur 2 : Au cours de sa vie, 1 personne sur 2 sera confrontée à une situation de handicap, de manière ponctuelle ou définitive. Ainsi, 12 millions de Français sont porteurs d'un handicap selon les Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH), dont 5,5 millions qui se déclarent porteurs d'un handicap.

80% des handicaps sont invisibles : Alors que le fauteuil roulant reste emblématique du handicap, il ne concerne que 2% des situations, et les déficiences sensorielles (surdité, mal voyance,...), seulement 4%. En revanche, 45% des handicaps sont liés à des maladies invalidantes telles que les allergies, l'asthme, le diabète, les cancers ou les troubles musculosquelettiques, et 20% à des troubles psychiques (autisme, schizophrénie, etc.). En fait, un salarié peut obtenir la reconnaissance en tant que travailleur handicapé (RQTH) – on le dit alors salarié COTOREP – dès lors que sa situation de santé impose un aménagement de poste, de conditions de travail ou d'horaires.

● 21% de taux de chômage : dans un contexte de chômage massif, il est encore plus difficile pour les travailleurs handicapés de conserver leur emploi ou d'en trouver un nouveau. Résultat, le taux de chômage des personnes handicapées atteint 21%, soit le double du taux de chômage national, et continue d'augmenter plus vite que celui de l'ensemble des demandeurs d'emploi. Outre le handicap, les demandeurs d'emploi handicapés présentent des difficultés particulières d'insertion. Avec notamment un âge élevé, 46% ayant 50 ans ou plus (contre 23% pour l'ensemble des publics). Mais aussi un faible niveau de formation: seuls 25% ont un niveau supérieur ou égal au bac (contre 44% pour l'ensemble des publics). Ils sont également inscrits au chômage depuis plus longtemps: 57% sont chômeurs de longue durée (contre 45% pour l'ensemble des publics) et 20% sont chômeurs depuis plus de 3 ans (contre 11%).

● 6% de travailleurs handicapés : la loi du 10 juillet 1987, renforcée par celle du 11 février 2005, oblige toutes les entreprises de 20 salariés et plus à employer 6% au moins de personnes handicapées. Les entreprises qui ne respectent pas ce quota doivent verser une contribution à l'Association de gestion du fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph). En 2014, l'action de l'Agefiph et de ses partenaires a permis d'insérer 74.795 personnes handicapées dans l'emploi (+1,3% par rapport à 2013), d'en maintenir 17.883 autres dans l'emploi (+ 6% par rapport à 2013) et d'en faire entrer 65.000 en formation.

750 entreprises adaptées en France emploient 31.000 personnes dont 25.000 travailleurs handicapés.Créées par la loi du 11 février 2005, les entreprises adaptées ont remplacé les anciens ateliers protégés datant de 1957. Elles doivent employer 80% des travailleurs handicapés dans leurs effectifs. Compte tenu de leur spécificité, elles bénéficient de deux aides de l'État: une aide au poste et une subvention spécifique. Mais elles se considèrent de plus en plus comme des entreprises commerciales, basées sur une logique business de recherche de contrats et de rentabilité. Le fait de faire appel à un sous-traitant du secteur protégé permet à une entreprise de réduire sa contribution Agefiph et peut entrer pour moitié dans le calcul du quota obligatoire des 6% de travailleurs handicapés.

Voir les commentaires