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Le blog  de la CGT d'Aéroports de Paris

Coronavirus : point presse

18 Mars 2020, 09:17am

Publié par La CGT d’ADP

Coronavirus : les compagnies aériennes ont besoin vite de 50 milliards de dollars

Les Echos, 17/03/2020

 

La très grande majorité des compagnies aériennes ont moins de trois mois de trésorerie. En l'absence de recette et avec des frais fixes qui représentent 50 % des dépenses, nombreuses sont les compagnies qui vont faire faillite, si leurs gouvernements ne leur viennent pas très vite en aide.

Faute d'un soutien financier massif des Etats, la plupart des compagnies aériennes seront en faillite en mai. C'est ce qui ressort des dernières estimations de l'association du transport aérien international (IATA), concernant la crise du coronavirus . L'IATA a en effet revu à la baisse ses prévisions, suite aux dernières réductions d'offres annoncées par plusieurs grandes compagnies, parmi lesquelles Air France-KLM . La plupart d'entre elles tablent désormais sur un arrêt quasi-total de leur activité en avril et mai, avec une offre réduite à 90 % chez Air France.

Compte tenu de ces nouvelles coupes franches, le pire scénario envisagé début mars d'un manque à gagner de plus de 110 milliards de dollars en 2020 pour l'ensemble des compagnies aériennes est donc désormais largement dépassé. « Ce sera beaucoup plus », affirme l'économiste en chef de l'IATA, Brian Pearce, sans avancer de chiffre. Les pertes cumulées du transport aérien pourraient également dépasser le record de 2009, de plus de 30 milliards de dollars.

Le mur des liquidités

Mais le premier péril à court terme pour les compagnies aériennes, est la panne de liquidités, faute de recettes, souligne Brian Pearce. Car selon les chiffres de l'IATA, 75 % des compagnies aériennes ont moins de trois mois de trésorerie devant elles. En Europe, la moyenne se situerait même autour de deux mois en ce début d'année. Sachant que les coûts fixes des compagnies aériennes - salaires, loyers des avions et des bâtiments, charge de la dette… - représentent environ 50 % des dépenses, ces compagnies risquent donc de se retrouver à sec de cash d'ici à un mois ou deux.

Air France-KLM brûlerait un milliard d'euros par mois

Aucune compagnie n'est véritablement à l'abri. Selon UBS, même en stoppant tous ses vols et en réduisant ses dépenses au strict nécessaire, un groupe comme Air France-KLM continue encore à « brûler » environ 1 milliard d'euros de cash par mois. Même chose chez IAG ou Lufthansa. Ces grands groupes ont néanmoins de solides actifs, une rentabilité bien établie et un accès au crédit relativement facile. Le problème est évidemment encore plus aigu pour les compagnies aériennes qui n'ont pas ou peu d'actifs (pas d'avions modernes à revendre), un lourd endettement et une rentabilité incertaine comme, par exemple, Alitalia.

150 à 200 milliards de dollars à trouver

D'où les appels à l'aide lancés par toutes les compagnies aériennes européennes et américaines - les plus touchées par la crise actuelle - à l'intention de leurs gouvernements respectifs. Selon le directeur général de l'IATA, Alexandre de Juniac, les compagnies aériennes mondiales auraient besoin d'une injection de capital d'au moins 50 milliards de dollars pour faire face à leurs dépenses courantes. Mais à moyen terme, les besoins de financement des compagnies aériennes atteindraient même 150 à 200 milliards de dollars, selon le directeur général de l'IATA, en y ajoutant les dettes. Bon nombre de compagnies aériennes sont en effet assez lourdement endettées. A la crise de liquidités pourrait bien s'ajouter une crise de la dette.

 

Air France : Transavia et HOP suspendent la totalité de leurs vols

La Tribune, 17/03/2020

 

Tous les vols des deux filiales d'Air France seront suspendus d'ici à la fi de la semaine a indiqué le PDG de HOP à ses salariés. Air France a prévu de maintenir quelques vols.

Alors que la majorité des compagnies aériennes ont prévu d'exploiter encore quelques vols, Transavia, la filiale low-cost d'Air France, et HOP, la filiale régionale, rejoignent la liste des compagnies qui vont arrêter complètement leur activité, comme Austrian Airlines (jusqu'à fin mars), Brussels Airlines ou encore La Compagnie (mi-avril). Le PDG de HOP, Pierre-Olivier Bandet l'a indiqué à ses salariés dans un courrier que La Tribune s'est procuré.

    "L'activité aérienne de HOP va continuer de se réduire fortement pour être totalement suspendue d'ici à la fin de la semaine. Ce sera aussi le cas pour Transavia France", a-t-il expliqué.

Aucune date de reprise n'a été indiquée.

Air France maintient quelques vols

Vendredi, lors d'un comité social économique (CSE) extraordinaire, la direction présentera des mesures de réductions de coûts et notament de chômage partiel. Air France de son côté va maintenir quelques vols domestiques, vers les DOM et l'Afrique. La compagnie a prévu de réduire son activité long-courrier de 90% et de 95% pour les court et moyen-courriers.

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Gestion de la crise du Coronavirus

18 Mars 2020, 08:58am

Publié par La CGT d’ADP

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Privatisation d'ADP : report ou abandon ?

12 Mars 2020, 09:03am

Publié par La CGT d’ADP

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La chute du prix du pétrole ne compensera pas les pertes des compagnies aériennes

10 Mars 2020, 12:44pm

Publié par LesEchos.fr – 9 Mars 2020

La chute de 20 % des cours du pétrole va alléger la facture de carburant des compagnies aériennes. Les effets de cette baisse seront néanmoins insuffisants pour compenser le manque à gagner lié à la chute du trafic et les couvertures pétrolières en réduiront la portée.

 

La chute des cours du pétrole pourrait-elle compenser, au moins partiellement, l'impact dévastateur du coronavirus sur le trafic et les recettes des compagnies aériennes ? Quand l'épidémie était encore contenue en Chine, il était permis d'y croire. Lors de la présentation de ses résultats annuels, le 20 février, Air France-KLM indiquait que sa facture de carburant allait baisser d'environ 450 millions d'euros en 2020, comparé à 2019, tandis que le manque à gagner lié à la suspension des vols vers la Chine, était estimé « entre 150 et 200 millions. » Mais alors, la perte d'activité restait limitée à la Chine, pour une durée… d'un mois.

 

Un manque à gagner potentiel de 63 à 113 milliards de dollars

Depuis, ni Air France-KLM ni aucune autre compagnie ne se risquent à avancer la moindre prévision chiffrée sur l'impact d'une crise en développement constant. L'association du transport aérien international estime néanmoins que la perte de chiffre d'affaires pour l'ensemble des compagnies aériennes mondiales pourrait se situer entre 63 et 113 milliards de dollars en 2020. Or, la facture pétrolière annuelle des compagnies aériennes était de 133 milliards de dollars en 2018. Pour compenser la perte de recette, il faudrait donc que le baril de pétrole perde entre 50 % et 80 % de sa valeur.

 

Le revers des couvertures pétrolières

 

On en est encore loin. Malgré sa chute spectaculaire, le baril de brent s'échangeait ce lundi aux alentours de 37 dollars, alors que l'hypothèse sur laquelle Air France-KLM a bâti son budget 2020 est un prix moyen de 52 dollars (contre 64 dollars en 2019). Par ailleurs, le groupe franco-néerlandais, comme ses principaux concurrents, a déjà acheté à l'avance de quoi couvrir plus de la moitié de ses besoins en carburant à un prix défini à l'avance. Air France-KLM a ainsi déjà couvert 60 % de ses besoins pour 2020 (et même 70 % au troisième et quatrième trimestre) à 62 dollars le baril.

 

Lufthansa et IAG, grands perdants

 

Ces couvertures pétrolières protègent les compagnies aériennes contre une possible flambée du prix du pétrole, mais elles ont un coût. Et en cas de baisse spectaculaire, elles n'en bénéficient pas, et doivent même passer dans leurs pertes financières l'écart entre le prix de couverture et le prix du marché. Dans le cas d'Air France-KLM, la chute du prix du pétrole risque donc de se traduire par une moins-value de plusieurs centaines de millions de dollars - et même 1 milliard de dollars, selon Forbes - dans son bilan 2020.

 

Toutefois, le groupe franco-néerlandais ne sera pas le plus gros perdant en cas de baisse durable. L'allemand Lufthansa est couvert à 85 % sur les huit prochains mois à 63 dollars le baril. Quant à IAG, maison mère de British Airways et Iberia, le groupe a couvert, sans préciser à quel prix, 92 % de ses besoins au premier trimestre, 94 % au second trimestre, 91 % au troisième et 82 % au quatrième.

 

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Le RIP sur la privatisation d’ADP n’aura pas lieu

6 Mars 2020, 09:04am

Publié par air journal

Air-Journal.fr – 5 Mars 2020

 

A moins d’un coup de théâtre -une intervention directe du Président Emmanuel Macron-, le référendum d’initiative partagée (RIP) sur la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP) n’aura pas lieu.

 

Pendant neuf mois et jusqu’au 12 mars 2020, les Français inscrits sur les listes électorales peuvent apporter leur soutien à la proposition initiée par 250 parlementaires de droite comme de gauche, réclamant un RIP sur la privatisation du groupe ADP. Une privation annoncée par le gouvernement d’Édouard Philippe dans le cadre de loi pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE).

 

Pour être validée, ce RIP doit être approuvé par « signature digitale » (sur un site internet du ministère de l’Intérieur) par un dixième des électeurs inscrits, soit exactement 4 717 396 Français. Mais à une semaine de la fin de la consultation, le 12 mars 2020, le ministère de l’Intérieur n’a recueilli que 1,1 million de signatures… Encore très loin des quelque 4,7 millions nécessaires pour obliger l’Etat à organiser le RIP.

 

 

Selon les calculs du gouvernement, l’argent récupéré de la privatisation d’ADP (et aussi celles de La Française des Jeux et d’Engie) permettrait à l’État d’alimenter un fonds pour l’innovation de 10 milliards d’euros destiné à financer des projets technologiques (intelligence artificielle, véhicule autonome, nanoélectronique…) dans le cadre du PACTE.

 

Les opposants, eux, reprochent à l’exécutif de vouloir vendre les « bijoux de famille ». Selon eux, céder des parts dans ADP reviendrait à privatiser ce qui est la première frontière de France avec 100 millions de passagers par an. En outre, la gestion d’ADP aux mains du privé risquerait fort de faire augmenter les redevances aéroportuaires pour les compagnies aériennes et au final le prix du billet d’avion pour les passagers.

 

« Rien n’est plus pernicieux qu’un monopole privé. On récolte l’arrogance du monopole et la cupidité du secteur privé non challengé. On ne peut que s’inquiéter de voir ADP passer au privé. Sans compter le risque de voir ces entreprises stratégiques tomber entre des mains chinoises, indiennes ou américaines à l’occasion d’une opa ou d’une sortie d’un bloc d’actions d’un institutionnel. Alsthom, l’aéroport de Toulouse et Arcelor… ces débâcles françaises n’auront donc rien appris à nos dirigeants ? Le référendum était une belle occasion de sonder la France sur la vente de ses actifs. Dommage ! », commente Fabrice Dariot, patron de Bourse-des-vols.com, un vendeur de billets d’avion en ligne.

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Journée internationale de lutte pour les droits de la femme

3 Mars 2020, 09:02am

Publié par UGICT

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49.3 une seule réponse , la mobilisation !

3 Mars 2020, 08:59am

Publié par La CGT

Aujourd'hui, pour ceux qui le peuvent :

Manifestation à 13h30 sur la place de la République

et dans les communes :  rassemblements devant les mairies le soir (19h) ! 

 

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