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Le blog  de la CGT d'Aéroports de Paris

Travail : décalage d’horaires

24 Avril 2018, 22:22pm

Publié par Le dauphiné

Seulement 44 % des Français ont désormais des semaines de travail standard. Les horaires atypiques progressent. Les usagers apprécient, les salariés concernés doivent adapter leur vie à ces nouveaux rythmes.

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Le gouvernement a confirmé sa volonté d’élargir les horaires d’ouverture des bibliothèques. Un peu plus tard le soir, davantage le week-end : des créneaux pour épouser l’évolution des rythmes de vie des citoyens.

 

Les repères temporels de notre société ne cessent de bouger. Et les horaires de travail des Français aussi, en fonction des nouvelles contraintes de production et des attentes des consommateurs. Autrefois réservés à l’industrie, à la santé ou aux transports, ces horaires gagnent les services et les commerces.

 

« Les besoins de la société de consommation, et l’évolution avec le numérique, appellent à un accès à des services 24 h sur 24 », observe Philippe Cabon, maître de conférences à l’université Paris Descartes, qui conseille des compagnies aériennes dans l’accompagnement des services décalés de leurs personnels.

 

En France, la semaine aux horaires standard n’est plus la règle pour la majorité : seulement 44 % des salariés selon la Dares. Les horaires décalés progressent régulièrement depuis le milieu des années 1980, avec un développement accéléré des semaines atypiques facilité par la législation.

 

Loi Macron sur le dimanche

 

La loi Macron de 2015 a élargi la possibilité d’ouverture des commerces le dimanche en zone touristique, sous condition d’un accord avec les syndicats et en échange de compensation pour les salariés. Le taux d’ouverture des zones touristiques internationales à Paris a augmenté de 17,50 % à 28,2 % entre septembre 2015 et février 2017.

 

La tendance se confirme : en juillet dernier, la fédération des enseignes de l’habillement a signé un accord de branche pour ouvrir la possibilité aux salariés d’une centaine d’enseignes de prêt-à-porter, présentes dans des zones touristiques, de travailler le dimanche.

 

Le travail de nuit, lui aussi, progresse.

 

Le travail de nuit a doublé

 

Il a doublé en 20 ans, selon la Dares, dans une étude de 2014. En 2012, 15,4 % des salariés (21,5 % des hommes et 9,3 % des femmes), soit 3,5 millions de personnes, travaillaient la nuit, habituellement ou occasionnellement. C’est un million de salariés de plus qu’en 1991, l’augmentation étant particulièrement forte pour les femmes.

 

Avec des conséquences sur la santé : troubles du sommeil mais aussi risques accrus de cancer et de troubles digestifs.

 

Une autre forme d’organisation du travail s’impose : les journées fragmentées. Par exemple pour les caissières dont les prises de postes sont liées à l’affluence dans les magasins, ou les agents de ménages qui viennent dans les bureaux et les ateliers avant le début du travail ou après. Ces horaires atypiques, désynchronisés, vont souvent de pair avec des salaires modestes et creusent les inégalités.

 

Sans oublier l’impact sur la vie familiale et sociale.

 

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