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Le blog  de la CGT d'Aéroports de Paris

Aéroport de Paris investit dans le Big Data pour le transport aérien

7 Juin 2017, 13:34pm

Publié par Capital / AOF – 06/06/2017

Aéroport de Paris est entré au capital de la société Safety Line, Cet investissement a été effectué à l'occasion d'une levée de fonds d'un montant total de 3 millions d'euros, aux côtés de la structure d'investissement de Safran et de BPI France. Safety Line a développé des solutions logicielles innovantes qui permettent aux compagnies aériennes et aux aéroports de faire face aux enjeux majeurs du transport aérien en matière de sécurité, d’économies de carburant et d’environnement.

 

Cette levée de fonds doit permettre à Safety Line d'accélérer son développement commercial et international et de recruter les équipes pour répondre à tous les nouveaux contrats en cours de signature.

 

Les points forts de la valeur

- Deuxième groupe aéroportuaire européen après British Airports, deuxième par le nombre de passagers (95,4 millions en 2015), premier européen pour le fret et le courrier, propriétaire et opérateur de Paris-Charles-de Gaulle, Paris-Orly and Paris-Le Bourget ;

- Modèle économique résilient basé sur la première destination touristique mondiale, la France, et le hub aérien (plate-forme de correspondances) le plus puissant d’Europe, les commerces étant les plus forts contributeurs au bénéfice ;

- Activité répartie en 5 pôles : 3 pour les aéroports de Paris -activités aéronautiques (59 % des revenus), commerces & services (31 %) et l’immobilier (10 %, ADP étant l’un des plus grands propriétaires fonciers d’Ile-de-France); 2 pour les filiales et participations – développements aéroportuaires (aéroport turc TAV, aéroports de Santiago du Chili, de Madagascar, du Vietnam) et « autres activités », dont les contributions sont mises en équivalence ;

- Partenariats importants avec Air France-KLM et l'alliance Skyteam, Star Alliance, Fedex, Schiphol Group (Aéroport d’Amsterdam) et La Poste pour le fret ;

- Visibilité accrue en France avec l’application de la grille tarifaire « CRE3 » qui privilégie les vols long-courriers ou en correspondance au détriment des vols européens, avec pour objectif d’attirer les compagnies asiatiques et nord-américaines ;

- Recul du prix du carburant favorable à la croissance du trafic aérien et effet de change dopant pour les dépenses des passagers dans les commerces ;

- Situation financière saine, avec un taux de distribution maintenu à 60 % et versement d’un acompte sur dividende en décembre 2016.

 

Les points faibles de la valeur

- Forte dépendance au trafic aérien, lui-même lié à la conjoncture économique, aux grèves, aux intempéries et aux attentats ;

- Environnement réglementaire et fiscal jugé contraignant par les analystes ;

- Liaison directe entre Roissy et Paris pas avant 2023 ;

- Appétit de l’actionnaire principal –l’Etat français- pour les liquidités, d’où un risque d’entrave des programmes d’investissement.

 

Comment suivre la valeur

- Forte corrélation au PIB français et à la santé financière des compagnies aériennes, notamment EasyJet et AirFrance-KLM, 1er et 2ème opérateurs à Paris (47,5 et 8 % du trafic total) ;

- Livraison des grands projets d’infrastructures à Orly et Roissy, des projets immobiliers (siège social, hôtels et messagerie cargo), avant la ligne CDG Express entre Paris et Roissy, livrable en 2023 ;

- Evolution du plan Connect 2016-2020, fondé sur 4,6 Mds€ d’investissements et assorti d’un nouveau plan d’économies de coûts : en France, conquête du trafic, notamment en correspondance, compétitivité du hub parisien par le déploiement de la technique « one roof », optimisation de l’offre de commerce dans les terminaux internationaux (23 € de chiffre d’affaires par passager) et création d’une ville portuaire à partir du patrimoine immobilier (croissance annuelle des loyers de 10 à 15 %) ; faire de l’international le 3ème métier du groupe ; obtenir une progression de 30 à 40 % de l’excédent brut d’exploitation ;

- Poursuite de la croissance externe : en France, candidature à la privatisation de l’aéroport de Lyon, à l’étranger, intérêt pour le développement de l’aéroport de Téhéran, pour la privatisation d’aéroports philippins et en Amérique latine ;

- Confirmation du redressement du trafic observé en décembre et janvier ;

- Valeur non opéable, l’Etat, détenant 50,6 % devant le groupe Vinci (8 %) et Schiphol Group, exploitant de l’aéroport d’Amsterdam (8 %).

 

Transport aérien

D'après les prévisions de l'IATA, le trafic aérien devrait encore doubler dans les vingt ans à venir, à 7,2 milliards de passagers d'ici à 2035. Cette perspective repose sur une croissance annuelle moyenne de 3,5%. Pour satisfaire cette demande, les compagnies aériennes devront acheter de nouveaux avions. Airbus évalue à plus de 33.000 appareils, dont 32.425 avions de plus de 100 places, les besoins des compagnies aériennes entre 2016 et 2035. Dans les vingt ans à venir, plus de la moitié de ces nouveaux voyageurs seront chinois selon l'IATA. La Chine deviendra ainsi le premier marché aérien mondial, déclassant les États-Unis après quatre-vingts ans de domination. Anticipant cette évolution, Air France-KLM a créé en Chine une coentreprise sur le modèle de celle nouée avec Delta aux États-Unis.

 

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