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Le blog  de la CGT d'Aéroports de Paris

Connect 2020 : ADP veut atténuer l’hétérogénéité de ses terminaux

18 Octobre 2015, 22:50pm

Publié par La CGT d’ADP

Connect 2020 : ADP veut atténuer l’hétérogénéité de ses terminaux

C’est l’une des trois priorités du plan stratégique Connect 2020 d’Aéroports de Paris : optimiser ses infrastructures aéroportuaires.

Un vaste chantier pour corriger des erreurs de conception. Une nécessité pour lutter contre la concurrence de plates-formes de correspondances plus accueillantes. JPEG - 174.5 koLe renforcement de la compétitivité du hub de correspondance de Paris-Charles de Gaulle passe par l’extension du tri-bagages du terminal 2E jusqu’aux halls L et M, création d’aires gros-porteurs (postes de stationnement avions) au large. © Gil Roy / Aerobuzz.fr Roissy-CDG n’est pas un aéroport.

C’est un labyrinthe, un cauchemar pour les passagers en correspondance. Ils le doivent en grande partie aux architectes d’Aéroports de Paris qui à une époque, heureusement révolue, se prenaient plus pour des bâtisseurs de cathédrales que pour des concepteurs d’outils de production.

A la décharge de ces hommes de l’art mégalomanes, il faut reconnaître également que l’organisation du transport aérien a considérablement évolué au cours des deux dernières décennies. Le renforcement des contraintes de sûreté ne facilite pas non plus les opérations. A travers le plan stratégique Connect 2020, dévoilé le 13 octobre 2015, Aéroports de Paris a décidé de s’attaquer au problème. Au cours des dix dernières années, le groupe aéroportuaire a considérablement accru ses capacités d’accueil à Paris-Charles de Gaulle (créations de la liaison 2A-2C, des halls L, K et M du terminal 2E, terminal 2G).

La capacité de l’aéroport est ainsi passée entre 2006 et 2014 de 47 à près de 72 millions de passagers, ce qui, selon ADP, doit permettre de répondre à la croissance du trafic attendue jusqu’en 2025. Toutefois, il reconnaît que « des points faibles demeurent liés d’une part à l’éclatement et l’hétérogénéité des installations et d’autre part à la vétusté de certaines d’entre elles, en particulier à Paris-Orly. Avec Connect 2020, le Groupe va stabiliser le niveau global de vétusté de Paris-Charles de Gaulle et de Paris-Orly et optimiser la capacité de certains terminaux à moindre coût en les fusionnant ». Sur les cinq ans à venir, le plan Connect 2020 prévoit pas moins de 3 milliards d’investissement. Ils vont notamment être affectés à la réhabilitation du terminal 2B et d’une partie du terminal 2D à Paris-Charles de Gaulle. Toutefois, l’essentiel va porter sur l’optimisation des infrastructures en déployant une logique « one roof », c’est-à-dire la fusion de terminaux. ADP a arrêté trois grands projets : la jonction des terminaux Sud et Ouest à Paris-Orly, la liaison des terminaux 2B et 2D (34.800 m2) et la fusion des satellites internationaux du terminal 1 (26.000 m2) à Paris-Charles de Gaulle.

Ces trois chantiers qui seront réalisés entre 2016 et 2020 vont couter 663 M€. Connect 2020 a notamment pour objectif de faire passer la capacité d’Orly à 32,5 millions de passagers et celle de Roissy-CDG à près de 80 millions. En attendant la fin du chantier, pour les passagers en correspondance, soit un sur trois, Roissy-CDG restera un aéroport compliqué générateur de stress. Avant que soit mis en service le Terminal 5, Heathrow était l’aéroport à éviter. Actuellement c’est Paris, ce qui profite à ses concurrents que sont Dubaï et surtout Francfort, Munich, Londres ou Amsterdam.

Reste à savoir si 3 milliards d’euros suffiront pour faire aimer Roissy-CDG aux passagers en correspondance ?

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