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Le blog  de la CGT d'Aéroports de Paris

Aéroports de Paris : les salaires au centre du mouvement de grève

13 Février 2015, 13:41pm

Publié par La CGT d’ADP

Aéroports de Paris : les salaires au centre du mouvement de grève

C’est à une démonstration de force que veulent se livrer les syndicats d’Aéroports de Paris (ADP). Les quatre principales organisations de l’opérateur aéroportuaire, CGT, CGC, UNSA et FO ont appelé les salariés à une grève de 24 heures du jeudi 12 au vendredi 13 février. Les syndicats protestent contre la décision de la direction de ne pas accorder d’augmentation générale des salaires en 2015. Des manifestations des personnels sont prévues vendredi, à Roissy et Orly. De l’avis même de la direction de l’entreprise, la grève « sera suivie ». Comme pour les salariés des compagnies aériennes, la loi Diard impose aux personnels d’ADP de se déclarer gréviste 24 heures avant le déclenchement d’un conflit. Des retards sont attendus jeudi et vendredi, 20 % des vols au départ de Roissy pourraient être impactés par la grève.

« On devrait être pauvre par solidarité »

« Depuis l’ouverture du capital d’ADP, on demande toujours plus d’efforts aux salariés » et pourtant il n’y aura « pas d’augmentation générale des salaires », déplore Nicolas Buatois, délégué CGT à Orly. Pour sa défense, la direction d’ADP se retranche derrière une obligation de modération salariale et d’efforts de productivité. À l’en croire, la politique salariale d’ADP « n’est pas décalée ». « Nous ne sommes pas la seule entreprise » à agir de la sorte, « c’est ce que fait l’Etat. C’est ce que fait la RATP », se défend la direction. Surtout, met en avant la direction d’ADP, il ne serait pas possible d’accorder une augmentation générale des salaires alors qu’Air France, qui représente 50 % du chiffre d’affaires, est en difficulté et veut renégocier à la baisse les redevances versées aux aéroports. Cet argument est jugé irrecevable par M. Buatois, qui constate que : « sous prétexte que certaines compagnies aériennes ne vont pas bien, on devrait être pauvre par solidarité. »

Le salaire du PDG pointé du doigt

Selon les syndicats, l’austérité n’est d’ailleurs pas pour tout le monde. Ils dénoncent les largesses accordées au PDG, Augustin de Romanet, dont le salaire est passé « de 32 500 euros mensuels à 38 000 euros en deux ans ». L’intéressé fait valoir qu’en aucun cas il ne s'agit d'une augmentation, mais que le chiffre de 2013 n’intègre pas de part variable, contrairement à celui de 2014, après une année de travail pleine. Surtout, les syndicats pointent du doigt le comité exécutif d’ADP, passé de 10 à 13 membres, avec simultanément « une augmentation de la masse salariale de 17,1 % ». Les syndicats revendiquent pour les salariés leur part « des bénéfices records » enregistrés par ADP en 2014 :au minimum 358 millions d’euros, selon l’intersyndicale, dont 60 % seront reversés aux actionnaires. La direction ne conteste pas cette générosité orientée. Selon elle, « il n’y a rien de nouveau. La politique de dividendes est stable. Les actionnaires, dont l’Etat, ont décidé, il y a trois ans, de reverser 60 % des bénéfices sous forme de dividende, jusqu’en 2014 ».

Pour 2015, la Direction a proposé 0% d'augmentation générale des salaires !

L'Intersyndicale appelle à un mouvement social le 19 février , date de la convocation du Conseil d'Administration qui validera notamment les comptes consolidés 2014.

Rendez vous est pris avec les salariés pour faire entendre notre revendication sur les salaires .

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